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Intérêts et impacts du DevOps disséqués

Écrit par  Jacques Cheminat , mardi, 05 juin 2018 11:36 , DEVELOPPEMENT.
Intérêts et impacts du DevOps disséqués Andrey Popov-Adobe Stock

Approche IT emblématique de la transformation digitale des entreprises et de la migration vers le cloud, DevOps s’installe progressivement dans le panorama du développement applicatif. Une étude fait un point sur ce modèle.

Depuis quelques années, l’approche DevOps s’est invité au sein des entreprises avec comme vocation d’accélérer le développement des applications et leur mise en production. Ce modèle prône l’agilité en faisant appel au cloud et aux solutions d’automatisation. Parmi elles, il y a Puppet qui vient de publier son rapport sur l’état de la segmentation du marché DevOps. Depuis 6 ans, le service scrute le pouls du DevOps auprès de 27 000 responsables IT pour livrer une étude sur le marché du DevOps. Cette nouvelle analyse apporte un autre éclairage sur le mécanisme DevOps.

Première question de l’étude :  quelle est la porte d’entrée pour débuter l’aventure du DevOp ? Pour 66% des répondants l’automatisation du déploiement est la première raison de passer au modèle DevOps, vient ensuite le contrôle de version pour 62%. Pour 59% des sondés, l’intégration continue constitue le point de départ et pour 57% des répondants, l’aventure DevOps débute avec l’automatisation de l’infrastructure. Dans le bas du classement, on trouve les processus d’automatisation de la validation des changements ou la visualisation des métriques de productivité et de qualité. Il s’agit des pratiques d’amélioration continue (lean), des optimisations une fois mis en place les éléments précédents. Selon l’étude, les entreprises recourent au DevOps pour résoudre les points de contentions. Ces derniers varient en fonction de la responsabilité des équipes IT, chacun voyant un intérêt particulier à installer une approche DevOps.

Une performance à géométrie variable

Autre point analysé, l’impact du DevOps sur la performance IT. Puppet entend cette notion par la fréquence de déploiement du code, ainsi que la stabilité des systèmes (succès versus échec). Les entreprises les plus performantes en 2017 affichent 46 fois plus de déploiements de code, 446 fois plus rapide pour basculer du commit au déploiement, 5 fois moins de taux d’échec. L’étude a appliqué ce niveau de performance aux différents pays du monde et les résultats des plus et des moins performant révèlent quelques surprises. Parmi les bons élèves, on trouve l’Inde, le Japon et l’Asie du Nord, le Mexique, l’Amérique centrale et du sud. Le qualificatif de moins performant revient au Canada et aux Etats-Unis (avec 45% des faibles performances).

Quand on applique cette notion de performance en fonction des secteurs d’activité, on constate que la branche « très performants » est uniformément représentée (entre 15 et 17%). Par contre pour les « moins performants » est plus variée en fonction de l’activité, la proportion la plus grande se trouve dans les services financiers, les assurances et les industries manufacturières. Les moins mauvais sont les médias, la distribution et les sociétés technologiques. Par ailleurs, la taille des entreprises n’impacte pas le développement et la performance du DevOps.

 

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