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Jean-Michel Bérard, Esker : une randonnée vers les sommets

Écrit par  La rédaction , lundi, 11 janvier 2016 18:09 , PORTRAITS.
Jean-Michel Bérard, Esker : une randonnée vers les sommets

L’histoire de ce randonneur ancré dans la région lyonnaise, se confond avec celle de son entreprise. Une longue marche vers le succès malgré quelques embûches.

Quand on a lancé Esker en 1985, on ne savait pas ce qu’était un client », reconnaît en souriant Jean-Michel Bérard, PDG et fondateur d’Esker. Plus de 30 ans après, l’éditeur va dépasser les 50 millions d’euros de chiffres d’affaires. Visiblement, Jean-Michel Bérard a appris la leçon.

Dès sa sortie de l’Insa de Lyon, cet ingénieur a créé Esker, une petite société de conseil et de développement, avec un autre élève ingénieur. « À l’époque, la programmation n’était pas trop populaire. Le côté ludique et moderne de cette activité m’avait beaucoup plu », se souvient Jean-Michel Bérard. Si les deux associés n’ont pas d’idée précise du logiciel qu’ils souhaitent développer, leur ambition est de ressembler aux éditeurs de logiciels américains qui commencent à être connus. Pendant les premières années, une période de vache maigre, Esker reste une petite structure. « On a découvert sur le terrain, la vente, le commercial, la gestion… ». Un client demande un jour à Jean-Michel Bérard s’il connaît un outil de connectivité capable de relier le monde Unix aux réseaux locaux sous Windows, émergents à l’époque. « La même question avait été posée à mon associé. C’était une étude de marché suffisante pour développer cet outil », s’amuse Jean-Michel Bérard.

C’est le début du succès. L’outil sera vendu à près de trois millions d’unités dans le monde et assure le développement de l’éditeur dans les années 1990. Le dirigeant garde une implantation locale : « le siège de la société est toujours lyonnais », souligne-t-il, et mise sur un développement à l’international. L’introduction en bourse en 1997 lui permet de récolter des fonds et d’acheter des éditeurs aux États-Unis, tout en gardant son identité lyonnaise. Avec une capacité hors pair à s’entourer et à déléguer, Jean-Michel Bérard se concentre au cours de toutes ces années sur le développement de son entreprise. Un investissement au long cours représentant une évidence pour ce randonneur qui apprécie les Alpes. Et qui passe par l’écoute de ses clients. « Je ne vois pas beaucoup d’intérêt à m’investir dans des réseaux professionnels. Ce n’est pas, selon moi, le meilleur moyen de développer son entreprise. Je préfère me concentrer sur mes collaborateurs et mes clients. Ma seule appartenance aujourd’hui est d’être président du Clust’R Numérique, une organisation qui vise au développement économique local par le partage de bonnes pratiques », insiste-t-il.

En 2000, la bonne santé de l’éditeur le fait remarquer par Ernst & Young qui établit un classement annuel des entrepreneurs. Jean-Michel Bérard devient l’entrepreneur de l’année pour la région Rhône-Alpes et pour la France. Toujours très pragmatique, Jean-Michel Bérard pondère cette nomination avec humour : « la même année, le chiffre d’affaires a drastiquement chuté. On n’avait pas vu venir la ÿ n de notre marché. Beaucoup de nos clients ont profité de l’année 2000 pour abandonner leurs systèmes Unix. Notre outil n’avait plus d’utilité ». Mais toujours sur le terrain, le dirigeant mise alors sur le cloud pour rebondir. Toujours dans l’esprit de répondre aux besoins client, Jean-Michel Bérard choisit également de lancer un produit pour rematérialiser, à savoir envoyer des fax ou des courriers sous forme papier à partir d’un PC. Paris gagnants. L’activité, en France et l’étranger, comme la profitabilité repartent pour une progression continue qui perdure aujourd’hui encore.

À nouveau remarquée pour sa bonne santé, par des institutionnels cette fois, on propose en 2012 à Jean-Michel Bérard de devenir Conseiller au Commerce Extérieur de la France. « J’ai occupé ce rôle pendant trois années, mais je ne l’ai pas renouvelé », justifie le dirigeant lyonnais. Qui préfère continuer à occuper un rôle opérationnel au sein de sa société et continue à adapter son offre au marché mondial. « Je suis responsable de la filiale asiatique et en contact direct avec des clients. Une part conséquente de l’avenir s’y joue », conclut Jean-Michel Bérard, toujours et encore sur le terrain.

Patrick Brébion

Dernière modification le mardi, 12 janvier 2016 15:59
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