Il y a encore peu de temps, les multinationales dominaient le monde. Les grands groupes comme General Motors, Kodak ou Nokia apparaissaient comme des forteresses, géants incontournables et inattaquables destinés à imposer leurs produits et modèles économiques.
 
Aujourd’hui, le monde a changé et évolue très rapidement. Internet et les innovations technologiques ont redistribué les cartes. Le monde est connecté ! Il est maintenant possible de créer une entreprise à son domicile, en quelques minutes, et de vendre des produits ou services dans le monde entier avec un investissement de seulement quelques centaines d’euros.
 
Par ailleurs, les grands groupes, dans leur course à la croissance et à la puissance, ont négligé un acteur essentiel : le client ou l’utilisateur ! Le temps où les consommateurs n’avaient qu’un unique moyen d’expédier un colis, ne disposaient que de trois chaines de télévision ou d’un modèle unique de téléphone, gris ou vert, est révolu. Aujourd’hui, ce sont eux qui choisissent et décident en fonction de ce qui répond le mieux à leurs attentes.
 
Une nouvelle génération de « pirates » a parfaitement identifié cette mutation économique et culturelle. Ils se nomment « entrepreneurs » et s’organisent sous la forme de startups. Des entités hyper réactives, avec un seul objectif : séduire et satisfaire le client ! Les règles qui semblaient bien établies n’ont désormais plus cours. Ces nouveaux acteurs ne combattent pas avec les mêmes armes et font vaciller les colosses historiques. La stabilité est délaissée au profit de la capacité d’adaptation, la croissance au profit de la traction et les réseaux sociaux deviennent le nouveau champ de bataille.
 
Effet de mode, menace éphémère, c’est évidemment beaucoup plus profond que cela ! C’est une réalité du quotidien : Uber, Tesla, Netflix, Airbnb ou, plus proche de nous, BlaBlaCar, définissent les nouvelles règles du jeu et font trembler les plus grands.
 
Mais alors, quelles sont les solutions pour les grands groupes ? Sont-ils inévitablement les dinosaures de notre temps, voués à disparaitre ? Leurs atouts passés : la taille, la puissance, la stabilité sont aujourd’hui devenues leurs points faibles. Ils sont trop lents, trop sages et la lourdeur de leur organisation les freine.
 
Il ne reste plus qu’une alternative : changer radicalement maintenant ou mourir demain !
 
Changer, oui, mais comment ?
 
Si les nouveaux challengers sont des pirates, alors une solution existe, les corsaires ! En créant des startups d’entreprise qui ont suffisamment d’indépendance pour se battre avec l’insolence et les armes des compétiteurs tout en bénéficiant de la puissance et du mandat de l’entreprise.
C’est de cette manière que quelques entreprises comme Apple ou Virgin parviennent encore à innover et résoudre rapidement des problématiques complexes, malgré leur taille. Transformer les collaborateurs et en faire des intrapreneurs était une option qu’un petit nombre d’entreprises ont adoptée dès le départ, c’est une évidence, voire une nécessité aujourd’hui.
 
La collaboration avec des startups, leur rachat, ou encore la création d’incubateurs ne représentent qu’un embryon d’initiative. Cela permet de prendre conscience de l’écosystème, mais pas d’en devenir un acteur. Les entreprises doivent créer leurs propres confréries de corsaires, en constituant leurs startups, des équipes qui embrassent les nouvelles règles du jeu pour résoudre les problèmes que l’entreprise ne peut plus adresser dans son cadre traditionnel.
 
De nos jours, les entreprises qui n’acceptent pas ces règles du jeu seront tôt ou tard rattrapées et dépassées. La mutation est amorcée et inévitable. La mort des grands groupes n’est pas une fatalité. Il est encore temps de participer à la compétition, mais il faut le faire avant qu’il ne soit trop tard. Certains acteurs à l’image d’AXA, BNP Paribas fortis, Airbus ou encore Total ont parfaitement compris cette mouvance et initié leur démarche de transformation en créant leurs propres startup studios.  La puissance des plus grands se met au service de l’énergie de la startup pour donner naissance à un nouveau type d’initiative, la CorpUp !
 
Bertrand Dour – CorpUp Guild Master
 
—-
 
A propos de Bertrand Dour
 
Du surf aux corporates startups en passant par le rock…
 
Tout débute par une passion pour les briques de Lego. Plus tard viennent le surf et son univers en perpétuel mouvement, puis la musique, un univers de création, d’écoute et de précision.
 
Que devient cette culture dans l’environnement de l’entreprise ?
L’Agile apparaît comme une évidence et l’approche entrepreneuriale des startups comme la seule voie à suivre.
 
Depuis 2002, Bertrand Dour accompagne les grands groupes européens dans la création de produits et services stratégiques et disruptifs. Son approche met l’utilisateur et sa satisfaction au centre de l’initiative pour développer rapidement des services et modèles économiques qui permettront à l’entreprise de se renouveler, d’acquérir ou de conserver une position de leader sur le marché.
 
En 2015, une rencontre avec Jean-Christophe Conticello, fondateur de Wemanity, leader européen en transformation agile qui s’attache à bousculer le status quo, lui permet de formaliser son approche et de profiter immédiatement d’une présence internationale pour développer son concept et le déployer plus rapidement.
L’aventure « The CorpUp Bay » est née ! Un repaire de corsaires qui fournit aux entreprises le cadre et les armes pour créer leurs propres startups, les CorpUps.