Selon le cabinet d’analystes, le rebond des ventes informatiques a débuté dès la fin 2009, et se confirmera cette année. Le matériel, particulièrement éprouvé par la crise, va rattraper son retard à marche forcée.

C’est fini. Le cauchemar a pris fin. Les hirondelles sont de retour et le marché informatique se prépare à sortir du gouffre. Il aurait même commencé au dernier trimestre 2009, affirme Andrew Bartels, vice-président du cabinet d’analystes Forrester, qui avoue cependant manquer de chiffres pour étayer sa thèse. Il évoque cependant l’existence d’une « évidence croissante » selon laquelle la reprise économique a débuté dans tous les secteurs, aux Etats-Unis et ailleurs, fin 2009.

+ 8,1 % pour le marché mondial

Du coup, Andrew Bartels, dans une étude publiée par le cabinet Forrester, prédit pour 2010 un net rebond des dépenses informatiques : 6,6 % pour les Etats-Unis, 8,1 % pour le marché mondial en dollars (et seulement 5,6 % en monnaies locales). Le matériel se montrera le plus dynamique, suivi du logiciel et, en dernier lieu, des services. L’heure est globalement à l’optimisme : dans ses précédentes études, Forrester envisageait des croissances plus modérées pour les trimestres à venir.

Il n’était que temps que la tendance se retourne : le naufrage pur et dur menaçait. En 2009, sur le marché américain, les dépenses informatiques ont enregistré une baisse de 16,3 % sur le matériel et de 10,4 % sur les équipements réseau et télécoms. Tout le monde a figé ses achats pour conserver sa trésorerie.

Le matériel en tête de la croissance

Après cette période de vaches maigres, l’urgence consistera, pour les entreprises et les gouvernements, à mettre à jour leur parc matériel. Il s’agit, en effet, d’un des investissements les plus simples à couper : on cesse de commander PC, serveurs et matériels de stockage (alors qu’il est plus difficile de suspendre sa maintenance logicielle ou ses contrats de services). Ceci étant, même avec une croissance des ventes prévue dépassant les 9 %, on restera, en 2010, en dessous de la valeur enregistrée en 2008 ou en 2007. Le logiciel, pour sa part, devrait remonter à peu près à ses niveaux de 2008.

Le marché dans son ensemble dépasserait les 1 630 milliards de dollars, très nettement au-dessus de son niveau de 2007. L’europe connaîtra le dynamisme le plus marqué… calculé en dollars. En effet, le Vieux Continent investira en réalité moins que les Etats-Unis, comme d’habitude, mais la faiblesse du dollar compensera.