La dernière étude IBM n’est pas très optimiste. L’IoT (Internet of Things) et l’Industrial IoT se déploient beaucoup trop rapidement pour que les nécessaires mesures de sécurité puissent être mises en œuvre de façon vraiment efficaces.

Selon plusieurs études publiées cet été (cf. le nouveau visage du DSI), la cybersécurité s’est enfin imposée comme l’une des principales préoccupations des responsables informatiques. Mais il est un domaine où les besoins sont si importants et les développements si rapides que la sécurité passe encore au second plan : l’IoT. Dans cet univers, les sécurités sont en effet pensées et mises en place bien après la création des produits. Ces derniers multiplient les vulnérabilités et portes d’entrée au sein du réseau de l’entreprise, engendrant des risques majeurs d’interruption de processus industriels, de prise de contrôle à distance des objets et d’espionnage.
Entreprises et industries doivent impérativement développer de nouvelles stratégies de sécurité pour éviter que cet « internet des objets » ne deviennent avant tout un « internet des menaces ».
C’est en substance ce que révèle le nouveau rapport « Internet of Threats: Securing the Internet of Things for Industrial and Utility Companies » de l’Institute for Business Value d’IBM.
Il révèle que 82% des IoT sont déployés sans une véritable évaluation des risques et que 74% des vulnérabilités connues des IoT ne sont pas prises en compte par les outils et processus de sécurité mis en place par l’entreprise. Et 50% des responsables informatiques dans l’univers industriel avouent leur incapacité à identifier et prioriser les menaces qui ciblent l’IIoT. Il n’est pas étonnant, dès lors, que IoT et IIoT représentent déjà 30% des cyber-attaques dans le monde.

IT Social s’est penché sur le rapport d’IBM et en déchiffre les grandes lignes ainsi que les pistes conseillées par IBM. Un article à lire << ici >>…