Une étude menée conjointement par IDC et Flexera Software pointe du doigt les entreprises en situation de non-conformité vis-à-vis des éditeurs de logiciels. 85 % d’entre elles seraient concernées.

A l’issue des audits annuels, le montant des pénalités attendrait le million d’euros. Le rapport révèle que, sur les deux dernières années, 63 % des entreprises ont été auditées par les fournisseurs de logiciels – dont Microsoft, en majeure partie – et que 56 % ont dû payer des pénalités (21 % pour plus de 1 M€).

« Les directions administratives et financières ignorent parfois les clauses spécifiques des contrats qui autorisent ces audits, ce qui peut entraîner des conséquences importantes en termes de budget lorsque le département IT leur présente la facture de pénalité », explique Amy Konary, vice-président du département Licences logicielles chez IDC.

Un aveu de non-conformité

D’après ce rapport, les entreprises se placeraient involontairement en situation irrégulière. En cause : le manque de processus et de technologies capables de tracer les installations logicielles. C’est d’autant plus vrai que 85 % des répondants de l’étude déclarent qu’une partie de leur dépense logicielle correspond à des applications non conformes.

Pour pallier ce problème, la solution mise en avant par l’étude d’IDC est l’automatisation tierce. Certaines entreprises préfèrent mettre en place une solution de gestion fournie par l’éditeur, une solution « maison », ou procèdent, tout simplement à une vérification manuelle. Mais le taux de satisfaction est moindre pour les utilisateurs de ces méthodes de contrôle.