En 2011, IDC France anticipe une hausse de la dépense IT de 2,5%, évaluée à 45 milliards d’euros, contre 3,6 % en 2010. La prudence est de mise pour 2012.

En dépit de la crise de la dette publique dans la zone euro, lourde d’incertitudes économiques, les investissements des entreprises françaises dans les technologies de l’information et de communication ne semblent pas remis en cause pour 2011, souligne IDC France dans son analyse conjoncturelle. Mais il y a bien un ralentissement de la croissance de la dépense informatique, anticipé sur l’ensemble de l’année 2011 : 2,5 % en hausse globale contre 3,6  % en 2010. Cette croissance se décompose respectivement en 2,4 %, 4 % et 1,3 % pour les services, les logiciels et les équipements matériels.

En dépit de ce léger ralentissement, le maintien global de la croissance en 2011 s’expliqueraient essentielllement par un bon premier semestre, les analystes d’IDC France ayant constaté une forte croissance des services IT et des logiciels sur cette période.

Pus généralement, les tendances qui soutiennent le marché français ont, selon IDC, trait au recours renforcé à l’externalisation des prestations informatiques, au développement des solutions mobiles, à la rationalisation des infrastructures IT et à la virtualisation, liée au services cloud.

Incertitude et révision à la baisse en 2012

La situation cet automne contraste singulièrement avec la crise ayant prévalu à l’automne 2008. « La faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers s’était alors poursuivie par une contraction brutale des dépenses informatiques, aboutissant à un recul de 7,5 % en 2009 par rapport à 2008, explique t-on au cabinet d’études. Evidemment, il existe une corrélation entre la croissance du PIB et celle des marchés IT et télécoms, reconnaît Didier Krainc, directeur général d’IDC France. C’est pourquoi nous avons dû réviser nos prévisions à la baisse, mais nous pensons que cette fois-ci, l’impact négatif du contexte économique global restera limité sur 2011 et ne conduira pas à une récession en 2012. »

Toutefois, environ 10 % des entreprises en France auraient déjà révisé à la baisse leur plan d’investissement en 2012, reconnaît-on chez IDC. La prudence reste donc de mise pour les projections faites pour l’année prochaine, les incertitudes sur la conjoncture économique restant patentes.