Selon les derniers chiffres trimestriels de la Fevad, le nombre de transactions en ligne a augmenté au deuxième trimestre, de même que le montant du panier moyen.

L’e-commerce est désormais ancré dans les modes de consommation des Français. La Banque de France l’a d’ailleurs enfin inclus dans ses statistiques. C’est à l’occasion du salon de l’e-commerce que la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) a dévoilé son dernier bilan trimestriel qui indique que les Français ont dépensé 12,2 milliards d’euros entre avril et juin, soit une augmentation de 16 % sur un an.

Au premier trimestre, les ventes avaient progressé en valeur de 14%, tandis que sur l’ensemble de 2012, le chiffre d’affaires du secteur avait grimpé de 19%. 

Lors du deuxième trimestre 2013, le nombre de transactions sur Internet a augmenté de 20 % par rapport à la même période de 2012. « Même si le rythme de progression est moins important depuis le début de l’année, le marché des ventes sur Internet reste tiré par la croissance de l’offre et de la demande », souligne la Fevad.

Entre avril et juin, le nombre de Français qui achète en ligne a augmenté de 3 %, tandis que le nombre de sites marchands « maintient un niveau de croissance élevé » à +17 %. En trois mois, ce sont ainsi 5 000 nouveaux sites marchands qui ont été créés. « Au total, on en dénombre aujourd’hui plus de 128 000 », indique la Fevad qui pronostique un chiffre de 135 000 sites actifs pour la fin de l’année. Il se crée un site d’e-commerce chaque demi-heure en France.

Un panier moyen en hausse

Nouveauté de ce trimestre : le panier moyen remonte après 24 mois consécutifs de baisse. Lors du premier trimestre, il avait atteint un plus bas historique, à 85 euros. Il progresse à 87 euros sur le deuxième trimestre. Parallèlement, la fréquence d’achat en ligne et le montant dépensé par acheteur continuent de progresser. Au cours du trimestre, les cyber-acheteurs français ont réalisé 5,5 achats en ligne et dépensé en moyenne 476 euros (contre 453 euros lors du deuxième trimestre 2012).

Mais l’e-commerce peut encore progresser. Si les Français en sont adeptes, ils achètent moins en ligne que les Britanniques ou les Chinois révélait au début du mois une enquête Ipsos. 16 % de nos concitoyens n’achètent toujours pas en ligne, un chiffre qui place la France au troisième rang du classement des « pays où l’on consomme le moins sur Internet » derrière l’Italie et le Canada.