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Le journal de l’année 2009

Par La rédaction, publié le 24 décembre 2009

Les douze mois écoulés ont vu une pause forcée de l’investissement et de l’innovation, ce qui n’a pas empêché le cloud d’avancer se pions et l’iPhone de triompher sur le marché des smartphones.

Vivement 2010 », écrivions-nous dès le début de l’année dernière. Ah, si l’on avait pu hiberner, faire l’impasse sur 2009 et ses dégraissages, ses rationalisations, son « faire toujours plus avec beaucoup moins »… Pourtant, l’expérience s’avère salutaire : elle a en effet montré que les entreprises savent s’adapter et que l’informatique les aide en ce sens.

Ajouter de nouveaux serveurs tout en consommant moins d’énergie est désormais possible, grâce à la virtualisation. Il se déploie, aujourd’hui, plus de serveurs virtualisés que de serveurs physiques. Certes, des progrès restent à faire en matière d’interopérabilité, de stockage et de circulation des images, mais la virtualisation est devenue un réflexe. A moins que ce soit une simple étape avant le cloud. Pourquoi pas ?

Outils de productivité et de collaboration en ligne plebiscités

L’année 2009 a été l’année de la montée en puissance des stratégies de cloud public – notamment EC2 d’Amazon – et de l’émergence d’offres de clouds privés ; tout le monde attend le lancement commercial effectif de Microsoft Azure. Microsoft qui, avec Windows 7, a réussi à faire oublier les turpitudes de Vista.

Côté poste de travail, ou plutôt terminal de travail, la surprise est venue de l’iPhone qui s’est imposé cette année, entraînant dans son sillage les Android et autres Windows Mobile des smartphones concurrents, et causant quelques maux de tête aux administrateurs chargés de leur intégration dans le système d’information de l’entreprise.

Un mal nécessaire. Car l’augmentation de la productivité de chacun passe par sa joignabilité, sa connexion constante à une messagerie, et donc par une gestion efficace de la mobilité. Lorsque ce n’est pas une situation forcée de télétravail dans le cas d’une pandémie de grippe A : une problématique à laquelle chaque entreprise a été contrainte d’imaginer une solution, un plan de continuité d’activité, avec une éventuelle délocalisation du poste de travail. Ou de ses applications.

Qu’importe en effet le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse ? D’où la popularité grandissante, cette année, des outils de productivité et de collaboration en ligne.

L’emploi a payé un lourd tribut

Côté fournisseurs, on s’est attelé à répondre à tous ces besoins avec des offres de plus en plus étendues. Oracle, rachetant Sun, se met à vendre des serveurs. Dell se renforce dans les services en acquérant Perot Systems. HP croque 3Com pour asseoir sa position dans les réseaux, face à Cisco qui s’allie, lui, avec EMC et qui étend son emprise des réseaux aux serveurs et au stockage. Dans cette frénésie, il y a eu forcément de la casse, des laissés-pour-compte. Le grand perdant 2009 s’appelle Nortel, revendu par appartements aux rescapés du secteur. 

La casse a aussi été sociale. Les plans de sauvegarde de l’emploi se sont multipliés. L’acquisition d’EDS, réalisée par HP en 2008, s’est poursuivie en 2009 sur le plan social ; les salariés d’Alcatel-Lucent ont continué à payer leur tribut à une stratégie hasardeuse et l’année a été sombre sur le plan de l’emploi dans le secteur informatique.

Pour sortir du lot, il a fallu réinventer la façon de se mettre en valeur, exploiter efficacement ses réseaux sociaux et faire attention à son identité numérique : face à des recruteurs de plus en plus sagaces, plus question de se livrer sans précaution sur Facebook ou de lâcher n’importe quel commentaire sur Twitter. Après une année 2009, tendue sur tous les fronts, les espérances sont grandes pour 2010.

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