Un intergroupe va défendre le logiciel libre au Parlement européen. Un relais indispensable face au puissant lobbying des éditeurs commerciaux.

Il faudra attendre l’une des prochaines sessions du Parlement européen, probablement au mois de février, pour savoir quels seront les parlementaires qui formeront l’intergroupe intitulé « Nouveaux médias, logiciel libre et société de l’information ouverte ». Celui-ci vient toutefois d’être annoncé par le PPE (le Parti populaire européen, groupe dans lequel siègent les députés français de l’UMP), l’ADLE (Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, dont fait partie le Modem de François Bayrou) et les Verts. Rappelons qu’iI faut au moins trois groupes pour créer un intergroupe, autrement dit une réunion informelle entre parlementaires autour d’une thématique précise. Ces intergroupes transcendent les partis politiques et peuvent avoir une influence non négligeable sur les décisions européennes.

Le rôle de celui-ci sera notamment de défendre les intérêts du logiciel libre dans les discussions du Parlement. « Un intergroupe est transversal et interdisciplinaire par nature, précise Alix Cazenave, responsable des affaires publiques de l’April, l’association de promotion et de défense du logiciel libre. Il interviendra lors des discussions autour de directives où l’open source pourra être impliqué. Ainsi, en 2001, l’intergroupe aurait pu intervenir lors de la discussion de la directive EUCD (European Union Copyright Directive) qui a donnée lieu à la loi sur les droits d’auteur et les droits voisins (DADVSI) en France. Les problèmes que posait ce texte vis-à-vis du logiciel libre auraient ainsi pu être abordés lors de sa discussion. »

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de la cause du libre à Bruxelles ?