BlackBerry inquiète. Au terme de son année fiscale 2013, le fabricant de smartphones canadien à la déroute, a accusé une perte nette de 423 M$ au quatrième trimestre, contre un bénéfice de 93 M$ l’année passée à la même époque, soit quelque mois avant le renouvellement de sa gamme. Sur l’ensemble de l’année, c’est un gouffre de 6 Md$ auquel doit faire face l’ancien RIM.

 

 

Au chapitre des ventes, BlackBerry se situe en-deçà des attentes des analystes avec un chiffre d’affaires équivalent à 976 M$ entre septembre et décembre, versus 1,1 Md$ l’année précédente. Sur cette période, BlackBerry a vendu 3,4 millions de smartphones, correspondant à un déclin annuel de 18 %. Sur douze mois, la chute est de 38 % avec 6,8 Md$ de recettes – dont un peu plus d’un tiers provient de la vente de matériel.

Réorientation stratégique
Malgré ce tableau sombre et la dégradation de l’image de la marque, John Chen, estime que son entreprise devrait redevenir profitable à l’horizon 2015. Pour cela, il compte sur une réorientation stratégique visant à transformer BlackBerry en éditeur de solutions logicielles et en se concentrant davantage sur sa clientèle institutionnelle, 56 % des ventes provenant déjà de services aux entreprises.

Rappelons que 2013 reste l’année de l’échec de la reprise pour BlackBerry. Le groupe s’était vu proposer 4,7 Md$ par le fonds Fairfax avant de refuser, considérant l’offre un peu trop chiche pour une société qui pesait quelque 80 Md$ en 2008, année de son apogée.