Selon une étude de Deloitte Conseil, 35 % des entreprises interrogées veulent mutualiser certaines activités à faible valeur ajoutée.

Dans sa cinquième enquête internationale sur les Centres de services partagés (CSP), le cabinet de conseil Deloitte révèle que 35 % des 265 groupes interrogés – faisant travailler 702 centres de services partagés répartis dans 42 pays – affichent leur volonté d’installer leurs activités administratives et transactionnelles dans des CSP.

« On aurait pu croire que le contexte économique dégradé et le climat social qui en découle auraient ralenti leurs ambitions, mais il n’en est rien », souligne Jean-Michel Demaison, senior manager au sein de Deloitte Conseil.

Réduire le nombre de postes d’encadrement

Pour l’heure, les entreprises ont très peu recours aux CSP pour des fonctions d’expertise. Elles commencent d’abord généralement par leur confier la gestion de procédures qui contiennent une grande partie de tâches administratives. La finance reste l’activité la plus externalisée, avec 27 % des répondants, devant l’informatique (24 %) et les ressources humaines (19 %).

Dans cette fonction, les processus les plus externalisés sont la paye (15 %), devant la comptabilité des fournisseurs (9 %) et le traitement des notes de frais (8 %). Dans l’informatique, les processus les plus externalisés sont l’hébergement et le support d’applications (24 %), les services desk centralisés – help desk – (20 %), les datacenters (20 %) et le stockage (20 %).

Selon Jean-Michel Demaison, parmi les motivations des entreprises françaises qui étudient la mise en place de CSP, on trouve la volonté d’harmoniser les méthodes de travail, de mettre en place de meilleures pratiques, mais également, ce qui est moins avouable, de réduire le nombre de postes d’encadrement.