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Les DSI consacrent 55 % de leur temps à l’innovation

Par La rédaction, publié le 10 septembre 2009

Surfant sur le succès de sa précédente étude, « Global CIO 2008 », IBM publie un nouveau rapport, sur les DSI cette fois-ci, à partir des réponses de 2 500 d’entre eux à travers le monde. Une étude qui confirme la mutation de ce métier.

Visionnaire éclairé et pragmatique efficace, créateur de valeur et réducteur de coûts, business leader reconnu et expert IT influent… tels sont les trois doubles rôles qui caractérisent le nouveau DSI.

Ces caractéristiques ont été définies par IBM dans le cadre de son enquête « Global CIO Study 2009 » qui sera présentée aux DSI français le 5 octobre prochain à Paris. Comme pour l’étude menée en 2008 auprès de grands PDG internationaux, tous les cadres dirigeants d’IBM se sont mis à l’ouvrage en allant interroger individuellement environ 2 500 DSI à travers le monde, tous secteurs d’activité confondus, dont 156 en France. Dans ce panel global, 16 % d’entre eux font partie d’entreprises comprenant moins de 1 000 salariés, 54 % travaillent dans des groupes de 1 000 à 10 000 employés, 34 % sont issus de sociétés de plus de 10 000 personnes. 

Des prises de décision accélérées par la crise

Les conclusions sont dans la droite ligne de ce que les DSI défendent depuis deux ans et dont ils se feront l’écho dans un numéro spécial de 01 Informatique (à paraître le 17 septembre) dans lequel ils ont rédigés eux-mêmes les articles. Aujourd’hui, il s’agit pour eux de concrétiser l’innovation, d’accroître la rentabilité de l’investissement IT et d’augmenter l’impact sur l’activité de l’entreprise. Tout cela étant accentué par la crise qui les force à effectuer leur mutation encore plus vite.

L’un des premiers enseignements de cette étude concerne le temps passé sur l’innovation : 55 % (52 % en France). Les DSI consacrent donc 45 % de leur temps à faire fonctionner le système d’information, une tâche, qui malgré tout, demeure leur priorité : ils ne se lancent en effet dans de nouvelles approches technologiques qu’une fois couverts les besoins informatiques immédiats. Ce chiffre sur l’innovation montre aussi à quel point l’informatique est devenue un enjeu pour les entreprises qui veulent se différencier.

Reste qu’aujourd’hui encore, si 74 % des DSI font partie des comités stratégiques de leurs entreprises, seuls 62 % sont interrogés dans la prise de décision. Pire, ils ne sont que 32 % dans ce cas en France. Quant à la présence des DSI au comité exécutif, seulement un sur trois y participe (moyenne mondiale et France).

Côté réduction des coûts, ils affirment tous travailler pour avoir des processus métier moins cher. Pour cela, 76 % centralisent leur gouvernance tandis que 53 % vont justement standardiser ces processus métier. 

Le décisionnel toujours aussi stratégique

Quelques enseignements sont également à retirer sur le sujets majeurs d’innovation du moment. Si la virtualisation, les projets SOA, ceux de mobilité ou de communications unifiées occupent toujours le haut de l’affiche, la priorité semble aujourd’hui donnée à la relation client et surtout à l’exploitation de l’information sous toutes ses formes.

Enfin, 83 % des DSI (74 % en France) affirment concentrer leur énergie sur tout ce qui touche au décisionnel et aux analyses de données métier et 58 % disent savoir comment transformer les données en informations utiles pour leur entreprise. Derrière ces projets apparaissent également des projets de fiabilisation et de sécurité des données : 73 % s’estiment ainsi très concernés par la gestion des risques et la conformité.

Reste que le grand intérêt de cette étude, une fois la totalité des résultats connus, résidera dans le fait de pouvoir dégager des tendances par secteur d’activité, par taille d’entreprise ou par pays. Au premier regard, on remarque par exemple que le secteur industriel passe plus de temps sur le cœur des technologies tandis que le monde financier se concentre, lui, davantage sur la baisse des coûts de fonctionnement.

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