Pour autant, ils restent sur leurs gardes. Pas question, par exemple, de communiquer leurs antécédents médicaux. Et s’ils souhaitent recevoir des publicités qui les intéressent, ils se méfient de la diffusion d’informations personnelles indispensables… à ce ciblage.

De même, 39 % des sondés décrivent le data mining comme « intrusif »tout en le considérant comme « utile »(35 %), « pratique » (33 %) et « permettant un gain de temps » (32 %).

Sur la base de ses attentes parfois contradictoires, l’étude suggère quelques bonnes pratiques pour les professionnels de la banque et du commerce de détail afin d’offrir un service personnalisé à leurs clients tout en respectant leur  vie privée.

Grande distribution

•    Connaître le client pour mieux vendre. Les trois quarts des consommateurs du monde entier considèrent que les commerçants font erreur lors de leur ciblage publicitaire sur les applications mobiles et 74 % d’entre eux ont le sentiment que les promotions en ligne ou par e-mail qu’ils reçoivent ne reflètent pas leurs intérêts personnels et leurs besoins.
•    Vendre plus pour mieux connaître le client. 85 % des consommateurs français, allemands et anglais seraient plus susceptibles d’acheter auprès d’un même vendeur dès lors qu’il leur fournirait des offres en adéquation avec leurs intérêts, envies et besoins ; 71 % le seraient également s’ils recevaient des publicités basées sur leur localisation.
•    Des comportements de consommateurs contradictoires. Bien que les acheteurs disent vouloir recevoir des publicités ou des promotions ciblées, seulement 10 % accepteraient de partager leurs profils sur les réseaux sociaux. Faute d’obtenir ces renseignements, il est difficile pour les distributeurs de proposer des offres adaptées.

Services bancaires

•    Sécurité = fidélité. 82% des Français interrogés comptent sur leurs banques pour analyser leurs données personnelles afin de les protéger contre les fraudes. Cette exigence est telle que près des trois quarts (71 %) envisageraient même de changer de banque si un concurrent leur garantissait une meilleure sécurité de leurs données et argent.
•    Le casse-tête de la communication digitale. Les banques doivent faire face à un véritable défi dans leur communication : 69 % des consommateurs souhaitent que leurs banques communiquent avec eux au sujet de leurs comptes bancaires ou de leurs transactions financières via des alertes sur leurs téléphones mobiles. Pourtant, seulement 35 % utilisent fréquemment ces dispositifs pour partager leurs informations.
•    Les banques rassurent-elles assez leurs clients ? Même si la question de la sécurité est préoccupante pour une grande majorité de consommateurs, presque la moitié des  Français interrogés (44 %) considèrent encore que leur banque actuelle ou institution financière n’a pas mis en place de processus clairs pour empêcher les fraudes.