Patrick Starck, le président de Cloudwatt, fournisseur français de cloud souverain, est en passe de quitter sa fonction. Il s’agirait d’un accord qu’il aurait trouvé avec les actionnaires. Les retards en matière d’offres que connaît Cloudwatt ne seraient donc pas à l’origine de ce retrait.

Pourtant, après plus d’un an d’existence et un investissement public de 75 M€, les offres proposées par Cloudwatt sont pour le moins faméliques. En effet, à ce jour, les seules auxquelles les clients peuvent prétendre sont une offre de stockage et une autre de partage de fichiers et de collaboration, la CloudwattBox.  

L’offre complète avec pour socle de base la puissance de calcul, le stockage et la gestion de la bande passante devra donc attendre. La location de machines virtuelles, initialement prévue pour mars 2013, n’a elle non plus pas encore vu le jour… Le fournisseur qui affirmait, à son lancement, ambitionner la place de leader européen du secteur est donc encore loin du compte.

Né dans des conditions similaires, Numergy, – issu d’un partenariat entre SFR et Bull et avec 75 M€ d’apport public -, a opté dès le départ pour des infrastructures reposant en grande partie sur celles de SFR et pour un modèle de vente indirecte. Ce choix lui a permis d’être immédiatement opérationnel.

Comme Cloudwatt, Numergy a décidé de s’engager dans une démarche open source. Il a fait pression sur ses fournisseurs (HP et Bull R&D) pour concevoir une plate-forme reposant sur OpenStack. Ce cloud nouvelle version sera mis en service dans le courant du premier trimestre 2014.