L’été a été studieux pour Jean-Paul Alibert. Nommé président de T-Systems France début juin, cet ancien dirigeant de HP, Atos et Unilog l’a passé à auditer la filiale française de l’opérateur Deutsche Telekom. Du moins ce qu’il en reste. Après deux plans sociaux en quatre ans, T-Systems France a cédé en février sa branche intégration. Soit environ 600 personnes sur un total de mille salariés.

Pour relancer la SSII dans l’Hexagone, Jean-Paul Alibert compte capitaliser sur les lourds investissements consentis par le groupe allemand dans les datacenters et les services cloud. Ce qui en fait, selon Gartner, un des leaders dans le domaine. Baptisé « Engagement 2016 », son plan de relance recentre donc l’offre en France sur l’outsourcing d’infrastructure, du poste de travail au datacenter. Autre axe prioritaire, vertical cette fois : le secteur de l’aéronautique et de l’aérospatial. Le prestataire compte Airbus pour client et dispose d’un site important à Toulouse. En misant sur la croissance organique, la nouvelle direction compte passer de 150 à 220 millions d’euros de chiffre d’affaires entre 2014 et 2016.