Les trimestres se suivent et se ressemblent pour IBM. Au 1er trimestre 2014, le géant américain de l’informatique a de nouveau souffert. Le groupe enregistre un chiffre d’affaires de 22,5 Md$, en recul de 4 % sur un an.
Ce résultat s’établit assez largement en deçà du consensus qui tablait sur un CA d’au moins 23 Md$. Sur cette même période, les bénéfices de Big Blue ont également plongé pour s’afficher à 2,4 Md$, en baisse de 22 % par rapport à l’an passé. Un recul que la direction a justifié en évoquant notamment les 870 M$ engagés dans le cadre du large plan de restructuration de la société lancé en 2013.

Plombé par son activité traditionnelle
S’il est difficilement contestable qu’IBM a souffert de ces dépenses, conjuguées à l’affaiblissement du dollar et à la baisse de la demande des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine), le géant américain est surtout pénalisé par les résultats catastrophiques de sa division Systems and Technology.
Sur un an, son chiffre d’affaires s’est effondré de plus de 20 %. Cette dynamique est commune à toutes les branches de la division : mainframes System z (-40 %), serveurs Power Systems (-22 %), serveurs System x (x86) (-18 %), stockage (-23 %) et semi-conducteurs (-16 %), tous ont souffert au cours des trois derniers mois.
Un poids mort pour Big Blue, qui tente depuis maintenant plus d’un an de recentrer ses activités sur des domaines plus porteurs. La vente de ses serveurs x86 au chinois Lenovo devrait d’ailleurs lui offrir une vraie bouffée d’air frais, mais ne rééquilibrera pas pour autant la balance.

Le cloud comme nouvel Eldorado ?
Même si le logiciel (+2 %), les offres de financement (+3 %) et les services (-2 %) affichent une certaine stabilité, il est difficile pour IBM d’y trouver son salut.
C’est surtout le cloud qui devrait lui offrir de belles perspectives d’avenir. Grâce à l’acquisition de SoftLayer pour 2 Md$ en juin 2013, la division cloud de Big Blue affiche déjà une croissance de plus de 50 % sur un an. Une bonne santé sur laquelle la société compte bien surfer, puisqu’elle a annoncé début janvier qu’elle allait investir 1,2 Md$ dans le secteur et ouvrir pas moins de 15 nouveaux datacenters à travers le monde en 2014.