Le groupe de services et d’ingénierie informatique Atos Origin a bon espoir de s’appuyer sur une organisation opérationnelle dès le bouclage du rachat de la filiale de Siemens au 1er juillet.

Le groupe de services et d’ingénierie informatique Atos Origin a bon espoir d’accélérer l’intégration de SIS, la division services informatiques du groupe industriel allemand Siemens, dont le rachat a été annoncé en décembre. La nouvelle organisation, d’ores et déjà finalisée, devrait être opérationnelle dans la foulée du bouclage du processus de rachat prévu au 1er juillet.

Thierry Breton, le président d’Atos Origin, a précisé lors de la conférence des résultats annuels de la SSII que les postes de 200 à 300 managers étaient déjà définis. La société de services a également mis en place une cellule projet (Integration Management Office), copilotée par un responsable d’Atos Origin et un autre de Siemens, qui fera fonction de tour de contrôle chargée de piloter le processus d’intégration.

La direction se penche actuellement sur l’application des principes du programme TOP à SIS, un programme de réduction des coûts et de redéfinition des processus assez décrié en interne, mais qui a permis à Atos Origin de retrouver un niveau de rentabilité comparable à ses pairs. Rappelons que SIS va devoir, une fois le rachat finalisé, consentir à une réduction d’effectif de 1 750 postes, dont 650 en Allemagne. Pour 2011, Atos Origin a confirmé ses prévisions, soit une marge opérationnelle de 6%, intégrant six mois d’activité de SIS.