Les acquisitions que recherche la SSII française Capgemini doivent lui permettre de se développer dans de nouveaux métiers et dans de nouvelles zones géographiques.

« Nous sommes prêts à faire des acquisitions, nous regardons beaucoup d’opportunités, le groupe se prépare à être actif », a déclaré Paul Hermelin, le directeur général de Capgemini lors de l’assemblée générale des actionnaires, ce jeudi. « Au printemps prochain, le groupe sera sensiblement différent de ce qu’il est aujourd’hui », a-t-il noté, précisant que ce dernier présenterait alors de nouveaux objectifs. Le dirigeant s’est targué d’en avoir sensiblement amélioré la trésorerie, passée à 1,27 milliard d’euros fin 2009, contre 495 millions un an plus tôt.

Paul Hermelin est par ailleurs « attentif » à la crise de l’euro et des pays d’Europe du Sud (Grèce, Espagne, Portugal), bien qu’elle ne concerne que 5 % du chiffre d’affaires du groupe. 13 % de ses ventes proviennent tout de même du secteur public, touché de plein fouet par les plans d’austérité annoncés par les gouvernements concernés. Rassurant sur l’activité du groupe, il a ajouté que « chaque semaine, un flux de petites bonnes nouvelles » lui parviennent. Les signes positifs proviennent notamment de la signature au deuxième trimestre de contrats déterminants pour le retour à la croissance au second semestre.
Il exclut la stagnation envisagée dans la fourchette de 0 à + 4 % fournie en début d’année pour cette période.

Paul Hermelin confirme ses précédentes perspectives d’un recul de 2 à 4 % de son chiffre d’affaires à taux de change et périmètre constants après un recul de 5,5 % l’an passé et une nouvelle contraction de sa marge opérationnelle à 6-6,5 % contre 7,1 % en 2009.