Ils consommeront dix fois moins d’énergie que les serveurs traditionnels, coûteront trois fois moins cher et n’occuperont que 6% de leur surface au sol. HP devrait annoncer leur lancement la semaine prochaine. Baptisés Moonshot, ces serveurs, destinés avant tout aux hébergeurs, prendront la forme de tout petits boîtiers, sans grande puissance de calcul, mais capables – une fois connectés ensemble – de fournir de l’information à un nombre record d’internautes.

Cette miniaturisation et ce coût réduit ont été rendus possible grâce à l’utilisation du processeur Atom, la puce d’Intel qui équipe les PC portables les plus légers. Les serveurs traditionnels sont en effet plutôt bâtis en général sur des puces Xeon du même Intel, mais autrement plus chères.

Dans un second temps, HP envisagerait même de proposer des versions basées sur les puces ARM. Les mêmes composants qui équipent les smartphones et les tablettes. Plus économe encore en énergie, cette phase ultime serait toutefois plus complexe à mettre en œuvre, car elle nécessite d’adapter tous les logiciels serveurs existants. Elle serait réservée aux grands fournisseurs d’offres cloud.