Malgré les résultats en progression de 6 % au 4ème trimestre et un bénéfice par action qui dépasse de 14 cents la prévision moyenne des analystes, les résultats sur l’année n’ont pas atteint les performances espérées.

Le chiffre d’affaires annuel a ainsi reculé de 5 %, passant à 99,8 Md$ sur l’année. Et le bénéfice net du groupe a perdu 1 % sur l’ensemble de l’année dernière, à 16,5 Md$.

En tête des baisses de revenus : la division systèmes et technologie. On y trouve notamment les serveurs, une activité dont IBM espère bien se dégager en partie et qui a plongé de 18,7 % en 2013.

La zone Asie-Pacifique accuse un recul de 16 %. Les zones de confrontation directe avec les pays émergents – Chine, Brésil, Russie et Inde – sont également en souffrance avec une chute de 14 %.

Sur le continent américain, le dérapage d’IBM est moindre avec un retrait de seulement 3 %, passant à 12,2 Md$.

Seules minces satisfactions pour la compagnie : la région Europe-Moyen Orient-Afrique voit ses résultats grimper de 1 %, passant à 9,2 Md$, et le carnet de commandes dans les services enregistre une petite hausse de 2 %.

Conséquence, la PDG Ginni Rometty a précisé renoncer aux primes de résultats pour 2013.

IBM se tourne donc résolument vers 2014. Le géant nord-américain entend bien, comme l’affirme Ginni Rometty poursuivre la transformation de son activité et investir dans les domaines créateurs de croissance et de valeur. Par exemple, le groupe pense à l’informatique dématérialisée, pour laquelle il a annoncé le 17 janvier un investissement d’1 Md$. Le mobile, la sécurité et la gestion de données sont également au programme.