Bpifrance a annoncé le lancement de son prêt numérique. Dotée d’un fond de 300 M€, auquel des investisseurs privés devraient abonder pour un montant au moins égal, l’opération se présentera sous la forme de prêts bonifiés destinés à accompagner les PME et ETI dans leur stratégie d’intégration de solutions numériques.
Il s’agit donc d’aider celles-ci à combler un retard conséquent puisque, selon l’OCDE, la part de l’investissement des entreprises dans le domaine des TIC est de 15 % contre le double aux États-Unis.

Au cœur du programme économique du candidat François Hollande, Bpifrance a vu le jour le 31 décembre 2012. Présidée par Jean-Pierre Jouyet et dirigée par Nicolas Dufourcq, la banque publique a absorbé l’entreprise publique OSEO, le fond d’investissement public FSI et la société de gestion CDC Entreprises.

Cette nouvelle initiative s’ajoute aux autres modes d’action existants au sein de Bpifrance, particulièrement en matière de prêts. Ainsi, les innovateurs peuvent opter pour un prêt pour l’innovation, compris entre 30 000 et 1 500 000 €, destiné à soutenir le lancement, sur le marché, de produits ou services innovants en couvrant, par exemple, les dépenses de recrutement ou de marketing.
Les exportateurs ont à leur disposition le prêt export. Lequel leur permet de financer leurs investissements, notamment en matière de frais d’implantation ou encore de rachats d’entreprises étrangères.
Enfin, les lauréats du réseau Entreprendre, peuvent bénéficier du dispositif de prêt Réseau Entreprendre Croissance. Fond de roulement ou croissance externe sont, entre autres, au centre de ce programme également soutenu par la Caisse des Dépôts et la Fondation Entreprendre.

Autant d’outils par lesquels le gouvernement français tente de tenir les promesses du candidat devenu Président et de remettre sur le chemin de la croissance des entreprises qui en ont bien besoin.