Wipro, Infosys ou TCS ont fait de l’Hexagone leur priorité depuis quelques années. Après avoir essayé d’appliquer leur recette traditionnelle, ils se résolvent à changer de stratégie, avec à la clé une présence locale renforcée.

Les spécialistes indiens de l’offshore sont à la recherche de la bonne formule dans l’Hexagone. Leur poids dans le troisième marché européen est très éloigné de leurs ambitions initiales. Seul Wipro surnage : la société revendique aujourd’hui plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires, à la faveur de deux gros contrats gagnés en 2008 : SFR et Michelin. Présent depuis 2001 en France, Infosys suit à quelques encablures avec un chiffre d’affaires de 45 millions d’euros en 2009, pour la seule partie services informatiques, selon une estimation du cabinet Pierre Audoin Consultants (PAC).

Comment expliquer cette faible représentation ? La première raison tient évidemment aux réticences longtemps affichées par les grands comptes français vis-à-vis de la délocalisation de prestations informatiques. Il est vrai également que ces sociétés ont d’abord focalisé leurs efforts sur les marchés britannique ou américain. « Nous avons dû absorber une croissance de 30 % par an, notamment sur les marchés anglo-saxons, plus proches culturellement »,  rappelle Eric Laffargue, responsable de la filiale française de Infosys.

Christophe Martinoli directeur général de Wipro France
« Tous les profils proches du client sont désormais recrutés localement »