La Silicon Valley serait-elle en perte de vitesse ? Aux Etats-Unis, New York est devenu le centre névralgique du monde digital. La ville qui ne dort jamais se positionne comme le nouveau coeur du marché de l’Internet.

La Silicon Valley serait-elle en perte de vitesse ? En effet, aux Etats-Unis, New York est devenu le centre névralgique du monde digital. La ville qui ne dort jamais se positionne désormais comme le nouveau cœur du marché de l’Internet. Pour en arriver là, elle a rebondi sur la chute du secteur financier ces dernières années. Confronté à un nombre croissant d’ingénieurs sans emploi, Michael Bloomberg, le maire de New York, a dû trouver des solutions pour compenser le ralentissement de ce domaine d’activité. Ce milliardaire dynamique a alors fortement parié sur l’innovation et investi dans les infrastructures technologiques. A tel point qu’aujourd’hui, de plus en plus de start up se demandent si la Californie est toujours l’endroit idéal pour se lancer.

Poussée de fièvre

Pour beaucoup d’entre elles, la Grosse Pomme l’emporte pour de nombreuses raisons, parmi lesquelles la proximité avec l’Europe, une communauté de capital-risqueurs de plus en plus étoffée, un accès privilégié aux agences et aux annonceurs, et un secteur média très développé (la plupart des chaînes TV et des groupes de presse magazine y sont installés). Nous voyons ainsi apparaître les premières retombées de ce phénomène avec la vente de la jeune pousse iconique de la scène locale, Tumblr, à Yahoo pour plus d’un milliard de dollars, ou avec la forte augmentation des levées de fonds dans le secteur des nouvelles technologies.

Mais je me dois de citer également des patrons de sociétés moins high-tech venus aux Etats-Unis dans l’espoir de conquérir un nouveau marché. Je pense en particulier à deux couples remarquables : les Raberin-Holder, qui y développent la marque Ladurée, et les Thomas, qui en font autant avec leur gamme de soins Caudalie. Ces marques, très connues en France mais arrivées relativement récemment ici, ont dû partir de zéro pour gagner le cœur des Américains. Nous pouvons aussi nous féliciter de compter quelques dirigeants à la tête de grands groupes nord-américains : Frank Boulben, directeur du marketing de Blackberry ; Hubert Joly, PDG de Best Buy, ou Olivier Francois, au sein de Chrysler.

Parts du gâteau

Reste un marché sur lequel nous ne sommes pas très présents, mais qui, pourtant, est en train d’exploser outre-Atlantique, celui des objets portables connectés. Cela a commencé il y a dix-huit mois avec le Nike Fuelband, un bracelet qui vous donne en même temps l’heure et le nombre de calories que vous brûlez. Depuis, de nombreux acteurs se sont positionnées sur ce créneau, avec des produits plus ou moins innovants ou utiles. Tous convoitent une part d’un gâteau qui est évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars d’ici à 2018. Les derniers à s’être lancés sur ce marché ? Rien moins que Google, avec ses fameuses Google Glass, ou Apple qui, selon les rumeurs, préparerait une montre révolutionnaire. To be continued…