Le 20 janvier, Bull a présenté son plan de relance. Nommé One Bull, il est centré autour de deux axes principaux : présenter une offre de cloud computing et réaliser des économies. L’objectif est ainsi d’améliorer la rentabilité capricieuse de l’entreprise et l’installer en tant qu’acteur majeur de l’informatique dématérialisée.

Bull a connu une marge de 4,2% en 2012. Elle est retombée à 1,7% au premier semestre 2013. Le PDG, Philippe Vannier, veut donc remettre son groupe sur de bons rails et en doubler, d’ici à 2017, la marge opérationnelle pour la porter à 7%.

Pour y parvenir, la société compte investir le marché de l’informatique dématérialisée. Et c’est en misant sur son expertise en matière de puissance de calcul, d’intégration d’architectures complexes et sur la sécurité que Bull entend se présenter comme un interlocuteur crédible, voire incontournable, de ce marché en pleine expansion.

Des offres de cloud privé, internes à l’entreprise, ainsi que d’autres, externalisées, sont donc à l’étude et devraient émerger rapidement. Bull va également concentrer une part de ses efforts de recherche et développement – 6% de son chiffre d’affaires actuel – sur son programme iBull. Il devra favoriser l’innovation en interne et faciliter le financement, en amont, de projets externes.

La seconde orientation relèvera d’un plan d’économies et de gestion des collaborateurs, sans départ volontaire ni plan social. Bull entend ainsi réaliser 30 M€ d’économies par an sous 30 mois. Flexibilité, développement des compétences, renforcement des expertises, mobilité, progression professionnelle et émergence des jeunes talents seront désormais les maîtres mots du groupe.