Le chiffre d’affaires issu des logiciels et services liés du géant allemand a connu un petit ralentissement au cours du 4e trimestre 2013. Les estimations des analystes le plaçaient à 4,48 Md€. Le résultat atteint n’est que de 3,38 Md€.

Pour expliquer son apparent essoufflement, SAP évoque les effets de change et son évolution vers des services en ligne, le fameux cloud computing. Les Allemands avaient d’ailleurs pris les devants en avertissant, dès octobre dernier, que les fluctuations des devises pourraient bien leur jouer de mauvais tours. Elles n’expliquent cependant pas tout. En effet, sans prendre en compte ce phénomène, la croissance s’établit à seulement 8 %. Le plus bas niveau depuis un an.

L’autre élément d’explication relève du développement de l’activité de cloud computing de SAP. Pour faire face à la concurrence, particulièrement celle de l’américain Oracle, la firme de Walldorf a dû mettre les bouchées doubles. En passant de la vente de licences classiques aux abonnements, le numéro un européen de l’édition de logiciel a souffert.

Il ne faut pourtant rien dramatiser. Si les résultats du dernier trimestre, dans le domaine des logiciels et services liés, sont moins bons que prévus par les analystes, il reste que SAP semble avoir réussi sa transition. Sa campagne de rachat de SuccessFactors, Ariba, a porté l’activité clouding. Ainsi, sur la base du chiffre d’affaires engrangé au 4e trimestre dans ce secteur, l’activité dépasse désormais le milliard d’euros en termes de rythme annuel du chiffre d’affaires.

Ce qui fait dire aux deux co-Pdg, Bill McDermott et Jim Hagemann Snabe, que SAP est l’une des seules entreprises IT globale a avoir réussi sa transition tout en faisant croître son activité cœur et en améliorant sa profitabilité. CQFD.