Les ténors du marché n’ont pas été épargnés par la crise. Quelques acteurs de second rang ont réussi à tirer leur épingle du jeu dans ce classement 2010 du cabinet Pierre Audoin Consultants.

Le marché des logiciels et services a subi un coup de froid l’année dernière. Dans les services, le vent de la crise a soufflé dès le premier trimestre, quelques mois après avoir touché le marché du logiciel. La chute de l’investissement en France (- 7,7 %) s’est matérialisée par un gel partiel des projets, l’allongement des cycles de décision et une très forte pression sur les prix. Au final, le secteur a terminé l’année avec une décroissance de 3 %, après quatre années consécutives de croissance supérieure à 5 %.

Plus sensible aux cycles économiques, le triptyque intégration-ingénierie-conseil a chuté plus lourdement, de 7 à 8 % selon le cabinet d’études Pierre Audoin Consultants (PAC). Le marché du conseil en technologie a été touché par la forte chute de la demande dans le secteur automobile. Le logiciel a chuté de 4 %.
En toute logique, le classement annuel de PAC reflète ces conditions atmosphériques. Avec une tendance de fond : « Les DSI ont privilégié des projets plus petits à retour sur investissement rapide », relève Simon Philibert, consultant chez PAC. Ce qui explique que les grosses écuries ont comparativement davantage souffert que les petits acteurs, que ce soit dans l’édition ou les services informatiques. Les grandes SSII généralistes comme Capgemini (- 6 %) ou Atos Origin (- 7 %) ont eu du mal à débusquer les grands projets qui tirent d’habitude leur activité. La période de crise n’étant pas propice aux gros investissements, les éditeurs de PGI ont également souffert.