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Éviter les pièges des contrats de stockage à la demande

Écrit par  , mercredi, 25 octobre 2017 22:00 , OPINIONS.
John McArthur Raj Bala, Gartner John McArthur Raj Bala, Gartner DR

L’apparente attractivité des offres de stockage à la demande sur site (storage as a service) ne doit pas empêcher l’entreprise cliente de négocier avec son fournisseur des modalités de contrat en adéquation avec ses objectifs. Pour bien des raisons, les entreprises peuvent choisir de recourir aux solutions de stockage à la demande sur site. Les capacités de stockage sont difficiles à prédire ; les cycles d’achat et d’installation de nouvelles capacités sont longs ; et l’achat en quantités excessives augmente considérablement les budgets d’investissement ainsi que les dépenses de fonctionnement et de maintenance. Le stockage à la demande off re aux responsables de l’infrastructure et des opérations une plus grande marge de manœuvre car elle leur permet de transférer la responsabilité du surdimensionnement des capacités de stockage au fournisseur. Cette évolution évite les conditions de pénurie des capacités, élimine pratiquement les retards de planification de la configuration, d’achat et d’installation, et réduit la quantité de capacités inutilisées mais déjà achetées. Elle permet en outre de réduire la fréquence des négociations avec le fournisseur pour programmer l’installation de nouvelles capacités et donc de négocier une tarification concurrentielle. C’est notamment une alternative raisonnable aux solutions d’Infrastructure as a service (IaaS) basées sur le cloud public, et que les entreprises peuvent juger inappropriées pour les charges de travail sensibles.

Mais, comme pour les contrats de location, ce sont les modalités qui déterminent le bénéfice réel de ce type de solution, car elles peuvent augmenter le coût total de stockage au fil du temps. Les fournisseurs proposent généralement différentes options d’achat, de gestion et de fourniture avec une tarification proportionnée. Un modèle de tarification en fonction de la consommation avec des caractéristiques similaires à l’IaaS basée sur le cloud computing public, où l’entreprise n’a que peu ou pas de responsabilités pour l’infrastructure de stockage, sera plus onéreux par gigaoctet qu’une offre où l’entreprise endosse la responsabilité de la surveillance, la gestion, l’ajustement des performances et la planification des capacités. Les modèles d’achat du stockage en tant que service varient ainsi considérablement entre les fournisseurs en termes de tarification, de SLA et de responsabilité de gestion.

Afin de garantir que le service du fournisseur convient aux impératifs de l’entreprise, il est indispensable de se prémunir contre différents risques liés aux clauses des contrats. Veillez tout d’abord à ce que les modalités ne dissimulent pas un contrat de location basé sur l’infrastructure installée, mais qu’elles suggèrent bien une tarification basée sur la consommation. Déterminez très clairement qui, de l’entreprise ou du fournisseur, doit endosser la responsabilité de la disponibilité, de la performance et de la gestion du service afin de garantir un accord de niveau de service conforme à vos attentes. Dans le cas d’une responsabilité partagée, assurez-vous que le fournisseur dispose des compétences nécessaires pour gérer un système sans aide extérieure. N’oubliez évidemment pas de négocier une tarification réduite si vous choisissez de ne pas bénéficier de mise à jour de la technologie.

Autre point d’attention : du fait de la facilité de déploiement de nouvelles capacités, le storage as a service peut produire les mêmes effets de surdimensionnement que le stockage traditionnel. Il convient donc d’opter pour une refacturation en interne de façon à départager les dépenses entre les différentes unités opérationnelles et en fonction de ce qu’elles consomment, ainsi que de choisir un fournisseur qui autorise le dimensionnement par le bas et à moindre frais, dans l’éventualité d’une utilisation inférieure à ce qui avait été prévu. À l’inverse, évitez d’accepter un contrat qui impose un minimum de dépenses excédant le besoin réel de votre entreprise. Il est également recommandé de travailler en étroite collaboration avec votre directeur fi nancier pour éviter que les dépenses de fonctionnement, qui ont remplacé les dépenses d’investissement, n’affectent trop durement votre bilan. Enfin, en cas de résiliation de contrat, assurez-vous que le préavis et le délai de récupération des données, parfois complexe, s’accordent à vos impératifs.

 

John McArthur Raj Bala, Gartner

Dernière modification le mercredi, 25 octobre 2017 22:06
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