DSI engagé, Axel Jacquet a choisi de s’engager dans la voie de l’économie sociale et solidaire et a trouvé un défi à la hauteur de ses attentes en rejoignant les Apprentis d’Auteuil. Portrait d’un DSI qui a tout pour devenir un jour le « DSI for Good » de l’année…

Cela fait six ans qu’Axel Jacquet a rejoint la Fondation des Apprentis d’Auteuil en tant que DSI. L’aboutissement logique de ses engagements personnels auprès de la jeunesse.

Pourtant, son début de carrière ne l’y prédestinait pas forcément… ni même à faire carrière dans l’informatique d’ailleurs : « À ma sortie de l’IAE, j’étais plutôt programmé pour travailler dans la finance ou le contrôle de gestion. Mais dans mon premier poste de consultant, au bout de quelques jours, je me suis retrouvé sur un projet de mise en œuvre d’un ERP dans l’industrie. Cela m’a vraiment d’emblée passionné. »

Dès lors, il va suivre une trajectoire assez classique, alternant les passages entre les postes en entreprise et ceux en cabinet de conseil. Jusqu’à ce que, en 2012 et pour la première fois, il accède à un poste de DSI, chez LowendalMasaï. « L’expérience m’a convaincu, en particulier lorsqu’elle m’a permis d’élargir mon périmètre d’intervention, vers les infrastructures cette fois. »

Des missions en faveur de la jeunesse en difficulté

Portrait de Axel Jacquet, DSI de la Fondation des Apprentis d'AuteuilCependant, quatre ans après, à la suite notamment d’une fusion délicate à vivre pour son équipe, Axel Jacquet se pose la question de changer d’air. À double titre d’ailleurs, car il en profite pour s’engager dans la voie de l’économie sociale et solidaire. Une (re)naissance ? « Le fonctionnement de la Fondation d’Auteuil me convient en tout cas parfaitement, que ce soit pour l’adhésion de la direction générale aux projets menés par la DSI ou pour les missions qu’elle mène en faveur de la jeunesse en difficulté. »

Des missions à la hauteur de cette ONG parmi les plus importantes en France. Qu’on en juge : un public de près de 30  000 bénéficiaires, dont 9  000 suivis en formation ; un réseau de 240 établissements pour les accueillir ; plus de 6  000 salariés dont beaucoup d’enseignants ; et une cinquantaine de collaborateurs à la DSI pour gérer aussi bien des projets de back-office ‒ ERP, SIRH, gestion des donateurs, etc. ‒ que des déploiements tournés vers les métiers et les élèves. « Nous avons par exemple accéléré la mise en place du Wi-Fi et la distribution de tablettes aux élèves à la suite de la pandémie et du confinement sanitaire », explique-t-il.

Les prochaines années pourraient voir le rôle de la DSI s’accroître encore, tant la réduction de la fracture numérique devient centrale pour les populations suivies par la Fondation.

De quoi renforcer encore la motivation de ses informaticiens ? « Quel que soit leur itinéraire avant de nous rejoindre, la confrontation au terrain et aux missions renforce leur adhésion. Nous avons un turn-over des plus bas », indique Axel Jacquet. Et il est bien décidé à ce que cela dure.

MA PRÉOCCUPATION > Je n’ai pas d’inquiétude particulière, car nous avons la chance d’être très suivis dans nos recommandations sur la stratégie IT par la direction générale. Au niveau de nos objectifs de fond, la réduction de la fracture numérique auprès de nos bénéficiaires est une priorité de long terme.

MA FIERTÉ > La proximité des équipes de la DSI avec les métiers. Nous l’avons construite par la convivialité et la cohérence, sans compter l’engagement personnel des collaborateurs, qui confine parfois à la passion pour les missions qu’ils accomplissent.

CE QUI ME PLAÎT LE PLUS > Le projet porté par les Apprentis d’Auteuil, tourné vers la jeunesse et la réduction des inégalités, me parle et a justifié mon engagement. Je suis à la fois heureux de constater la reconnaissance dont la Fondation bénéficie auprès des autorités en charge de l’enfance, mais aussi inquiet de voir à quel point on a toujours plus besoin de nous. Après tout, dans un monde idéal, nous devrions disparaître…

LE PROJET DU MOMENT > Un progiciel dédié à la protection de l’enfance. L’enjeu est d’ouvrir les outils aux salariés qui sont au contact des jeunes, pour numériser le suivi des dossiers, des agendas… À terme, il faudra aussi ouvrir le SI aux jeunes eux-mêmes.

ET POUR DEMAIN ? > Inscrire le numérique responsable dans les « gènes » de la DSI. J’ai pour objectif l’obtention du label NR2 de l’INR d’ici 2026.

Parcours de Axel Jacquet

Depuis 2016 : DSI, Apprentis d’Auteuil 
  2012-2016 : DSI, Groupe LowendalMasaï 
  2007-2012 : senior manager, Cleversys 
  2002-2007 : responsable domaine Finances et RH, Sonepar France 
  1998-2002 : consultant fonctionnel puis chef de projet ERP, Kurt Salmon

Formation

   Master 2 Audit Contrôle de gestion, IAE Lille 1997
   Master 1 Sciences de Gestion, Université Paris Dauphine 1996