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Adoption de l’IA, la France en bonne position selon Microsoft
Par Frédéric Bergonzoli, publié le 27 janvier 2026
Microsoft publie une étude sur la diffusion mondiale de l’IA générative. La France se maintient parmi les pays les plus avancés, mais l’éditeur met en évidence un creusement des écarts entre régions et une fracture persistante entre Nord et Sud.
Pour évaluer l’exploitation de l’IA générative dans le monde, l’étude publiée par Microsoft s’est concentrée sur le niveau d’adoption par pays, cherchant à mesurer la réalité des usages pour mieux comprendre les facteurs qui favorisent ou freinent l’appropriation de ces technologies. Elle fait suite à une première enquête réalisée en octobre dernier par l’AI Economy Institute de l’éditeur étasunien. Dans cette nouvelle photographie mondiale de l’adoption de l’IA générative, la France confirme sa 5e place, avec un taux d’adoption de 44 % des Français en âge de travailler (vs. 40,9 % en octobre 2025).
Les US en recul
L’hexagone se classe aux côtés de pays comme la Norvège ou l’Irlande dans la diffusion de l’IA, et devant les Etats-Unis, alors que ces derniers concentrent la part la plus importante des infrastructures et des acteurs technologiques mondiaux. D’ailleurs, les US reculent d’une place dans ce classement mondial, passant désormais à la 24e position, avec une part de la population en âge de travailler utilisant l’IA inférieure à celle de plusieurs pays de l’OCDE en tête du classement (taux d’adoption de 28,3 %).

Petits pays, forte dynamique et rôle des politiques publiques
L’étude souligne que ces indicateurs restent toutefois hétérogènes d’un pays à l’autre, et que la dynamique d’adoption ne suit pas uniquement la taille des économies. Microsoft note que certains pays plus petits affichent des taux d’adoption supérieurs à ceux de grandes économies. Plusieurs facteurs sont mis en avant : meilleure couverture linguistique des modèles, accès plus homogène aux outils numériques, et politiques publiques volontaristes en matière d’inclusion numérique et de formation. La diffusion de l’IA semble ainsi corrélée à l’investissement dans les compétences et l’accessibilité des services numériques, plutôt qu’au seul poids économique ou à la présence de grands acteurs technologiques.
Une fracture Nord–Sud qui continue de se creuser
L’enquête insiste enfin sur un point de vigilance : l’écart entre pays du Nord et pays du Sud global continue de se creuser. L’adoption progresse partout, mais presque deux fois plus vite dans les économies déjà bien équipées en infrastructures, connectivité et dispositifs d’accompagnement. Microsoft relève une augmentation de 1,8 point dans les pays du Nord, contre 1 point dans les pays du Sud, faisant passer l’écart entre les deux blocs de 9,8 à 10,6 points.
