Le géant français des services numériques a annoncé sa volonté de racheter Gemalto via une OPA amicale. Il propose 46 € par titre, soit une prime de 42 % pour un total de 4,3 Md€. En pleine réorientation vers le marché porteur des solutions de sécurité, Gemalto souffre encore du déclin de son activité historique des cartes SIM et des puces de cartes de paiement. S’il rejoignait la galaxie Atos, le groupe d’origine française désormais basé à Amsterdam pourrait l’aider à définitivement devenir l’un des leaders mondiaux de la sécurité.

Du côté d’Atos, cette opération s’inscrit dans une politique de croissance externe de grande ampleur menée depuis l’arrivée de Thierry Breton à sa tête, fin 2008. Elle a notamment conduit au rachat de l’activité SSII de Siemens, d’une partie de Xerox et de Bull.