À l’échelon mondial, 90% des 18-14 ans prédisent que le rôle de développeur de logiciels sera important dans les 5 ans à venir. Pour autant, ils ne sont que 30% à vouloir poursuivre leurs études dans ce domaine selon une nouvelle étude CloudBees.

Faut-il s’en réjouir ? Probablement. La génération Z a conscience du rôle des logiciels et de l’importance des développeurs dans les entreprises modernes. Il est vrai que les entreprises étant désormais avant tout numériques elles sont de plus en plus dépendantes des logiciels. « Every business is a software business » écrivait le père de la qualité logicielle Watts Humphrey au début des années 2000.
Une réflexion récemment paraphrasée par Satya Nadella, le CEO de Microsoft, et son « Every company is a software company ». Il ajoutait « vous devez commencer à penser et à fonctionner comme une entreprise numérique. Il ne s’agit plus seulement d’acquérir une solution et d’en déployer une. Vous devez imaginer votre futur en tant qu’entreprise numérique… ». Les entreprises ont besoin désormais de développer leurs propres logiciels, leurs propres services numériques, pour se différencier et rester compétitives.

Dans sa nouvelle étude sur la « Génération Z », Dinesh Keswani, Chief Technology Officer chez CloudBees, constate que « les intérêts professionnels de la génération Z sont en phase avec cette tendance. Cette nouvelle génération sort de l’université avec la volonté de s’imposer dans le secteur informatique et les entreprises doivent donc être prêtes pour leur entrée dans la vie active. »

À l’échelon mondial, 90% des « Gen Z » interrogés prédisent que le rôle des développeurs sera important dans les entreprises dans les 5 années à venir. 56 % déclarent prévoir de consacrer au moins une partie de leur cursus au codage. 39 % d’entre eux s’attendent à écrire du code dans le cadre de leur travail et 29 % souhaitent comprendre le codage pour mieux appréhender le travail de leurs futurs collègues, tandis que 10 % aimeraient coder « juste pour le plaisir ».

À l’échelon français, 60 % de étudiants répondants déclarent prévoir de consacrer au moins une partie de leur cursus au codage et 43 % d’entre eux s’attendent à écrire du code dans le cadre de leur travail.

Mais ce que l’étude met surtout en avant, c’est le décalage entre ce qui est enseigné et ce qui est ensuite pratiqué.
Ainsi, 29 % des répondants français ont indiqué que la cybersécurité était un sujet qui n’était pas abordé à l’école mais qui aurait dû l’être !
De même, 31 % des diplômés français (29% à l’international) ayant étudié la programmation estiment que les langages de programmation qu’ils ont appris à l’école n’étaient pas alignés sur ceux qu’ils utilisent désormais au travail.

« Les langages de codage se démodent, il est donc difficile pour les écoles et universités de suivre le rythme de ces changements, mais elles doivent faire au mieux. À cause de ce décalage, nous nous attendons à ce que les jeunes diplômés apprennent sur le tas, imposant une véritable charge pour leurs futurs collègues et employeurs », estime Dinesh Keswani. « Les entreprises elles aussi doivent être prêtes à accueillir les nouveaux développeurs et mettre en place des programmes pour combler ces lacunes éducatives, leur permettant ainsi d’être opérationnels et de commencer à contribuer à l’équipe rapidement. »