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Comment favoriser l’échange d’idée et de bonnes pratiques entre salariés

Par La rédaction, publié le 22 avril 2013

Pour réussir à faire collaborer ses salariés, il est nécessaire d’instaurer un climat de confiance et d’empathie mais aussi de les accompagner dans l’évolution de leurs pratiques.

Les expériences de réseaux sociaux d’entreprise sont des projets singuliers dépendant de la culture, de la stratégie et, bien évidemment, des objectifs de l’organisation qui les initie. La réussite de ces expériences relève bien plus de la qualité des relations sociales et des échanges que de celle de la plate-forme technique !

Il est donc nécessaire de tout mettre en œuvre pour que chacun participe aux conversations, aux bavardages, aux échanges et y apporte sa pertinence et ses idées. Et ce d’autant plus que l’entreprise de demain va se construire par la généralisation des pratiques de collaboration.

Quelles pratiques au-delà du consensus « académique » ?

L’entreprise est une entité complexe et vivante qui agit et réagit souvent d’une manière singulière. Quand il s’agit de collaboration, le premier réflexe est de s’écarter des théories qui ont jusqu’alors prévalu. Au quotidien, et en dehors des symposiums, des conférences, voire des conseils d’administration, un constat s’impose : la collaboration est avant tout une pratique ! Sa mise en œuvre implique que les collaborateurs se fassent confiance et aient confiance dans les objectifs et la stratégie de l’entreprise. Elle nécessite aussi de l’empathie envers les contributeurs de la plate-forme, et de l’accompagnement des utilisateurs sous forme de formation, de guide de bonnes pratiques, d’explication des objectifs.

Jusqu’alors, les « spécialistes du management » n’ont, à ma connaissance, jamais affirmé l’importance de la confiance ni des capacités d’empathie dans le fonctionnement de l’entreprise. L’approche classique du management en entreprise basée sur le tryptique – Processus, Profit, Pouvoir – a largement contribué à la dévalorisation des contributions personnelles. Elle est maintenant remise en cause car elle n’est que le reflet d’une vision à très court terme favorisant les comportements les plus « opportunistes », pas toujours les plus efficaces ni même les plus pertinents.Pourtant, dans beaucoup d’organisations nous y sommes encore et il va falloir passer à autre chose !

La confiance se mérite, elle ne se décrète pas, tandis que l’empathie se cultive (ce n’est pas un don, plutôt une compétence). Demain, dans vos organisations, vous allez mettre en oeuvre des espaces de collaboration. Ces espaces seront le fait de votre culture, de votre gestion des projets, des équipes, des ressources en général, mais également de vos capacités d’innovation dans vos pratiques (change management). Pour autant, ce n’est pas si simple : la seule volonté, pas plus que la méthode Coué, ne garantit le succès !

Que faire pour que vos collègues, vos employés, vos managers, vos partenaires, participent activement à ces espaces ?

Dans la collaboration, le contenu est laclé, car il représente les fondations du système sur lesquels se construisent les échanges : il vous faut donc produire et publier du contenu qui donne envie ! Envie de participer à un espace collaboratif, envie de lire, envie de commenter, envie de s’engager par une contribution active, fréquente et riche. Un contenu (billet, lien, vidéo, sondage, etc.) pertinent et de qualité constitue le premier élément de crédibilisation d’un espace de discussion et par là un facteur de valorisation des contributions de tous ceux qui y participent.

Le deuxième élément important est probablement l’humilité. Dans les espaces collaboratifs, les règles du jeu ne sont plus les mêmes : il faut convaincre et asséner des slogans ou des « professions de foi » ne sert à rien (ce serait même contreproductif), ce qui implique de considérer a priori les contributions des autres comme aussi importantes que les siennes et d’accepter d’en discuter et d’argumenter dans le respect de chacun. La collaboration dans l’entreprise n’est pas la consécration du « consensus mou », pas plus qu’un nouvel espace de jeu pour les autocrates !

L’entreprise collaborative est tout naturellement et simplement celle qui sait mettre en oeuvre les meilleures pratiques, celles qui lui permettront de continuer à aller de l’avant. Sur la voie qu’elle s’est choisie.

Une fois ces conditions remplies et selon les personnalités des différents contributeurs, la troisième condition au succès des espaces collaboratifs tient probablement aux capacités d’accompagnement dans l’organisation : il faut expliquer, rassurer si nécessaire, participer pour créer la confiance nécessaire.

Toute organisation doit pouvoir adopter sa démarche d’accompagnement au regard de ses particularités métiers et culturelles dans un souci permanent de simplicité, de clarté (notamment dans les objectifs), de transparence et de pragmatisme.

Claude Super

Claude Super

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