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Découvrez comment Maki recentre le recrutement sur les compétences
Par Xavier Biseul, publié le 17 avril 2023
La start-up parisienne Maki propose une batterie de tests pour aider les employeurs à évaluer les softs skills et les hard skills des candidats. Elle souhaite également rendre l’expérience candidat plus ludique.
Dans la guerre des talents, les employeurs n’ont pas le droit à l’erreur. Un mauvais casting peut engendrer un turn-over élevé. Dans ce contexte, la start-up Maki propose une librairie de
plus de 180 tests pour évaluer les compétences comportementales et techniques des candidats.
Des processus de recrutement pas à la hauteur
La naissance de Maki remonte à la crise sanitaire. Les trois fondateurs ont « profité » des périodes de confinement pour échanger avec une centaine de DRH sur leurs problématiques. « Ils estiment tous que la notion de talents est centrale, tout en constatant que les processus actuels de recrutement ne sont pas à la hauteur. Ils sont à la fois complexes, chronophages et biaisés », résume Maxime Legardez, PDG de Maki et ancien dirigeant d’Everoad (fret routier).
Maki privilégie les compétences aux parcours
En évaluant les compétences plutôt que les diplômes ou le parcours des candidats, Maki favorise la diversité des profils. Sinon, « pour passer le filtre, il faut avoir le bon patronyme, les bons codes, sortir d’une bonne école ». Maxime Legardez a aussi voulu rendre l’expérience candidat « fun ». D’une durée de trois à dix minutes, les tests sont ainsi « gamifiés » et accessibles sur mobile.

Il s’agit de tests de personnalité, de langue, d’habileté cognitive, de maîtrise des outils numériques (Microsoft Office 365, Salesforce). La start-up distribue aussi des tests métiers dédiés à la vente, au service client, à la comptabilité, à la finance ou à la logistique. De l’auxiliaire de vie au data analyst en passant par le caissier ou l’opérateur logistique, le panel des métiers visés est très large.
Des tests conçus par des experts…
Les modules ont été conçus par une communauté d’experts, comme Pascal Quiry, professeur à HEC Paris, pour le secteur de la finance, ou Brendan McGeever, ancien coach des commerciaux chez Google, pour le secteur de la vente. En ce qui concerne les « softs skills », les tests permettent d’évaluer le leadership, l’aptitude à s’adapter ou la capacité à adhérer aux valeurs de l’entreprise.
…mais personnalisables
Maki compte plus de 200 entreprises clientes, des PME comme des grands comptes, notamment des banques, des cabinets d’audit et des enseignes de la distribution. « Un employeur peut personnaliser les contenus ou créer son propre test, complète Maxime Legardez. Il est aussi possible de concevoir une capsule en ajoutant du texte, de l’audio ou de la vidéo pour adresser un message personnalisé au candidat. Voici notre problème, comment le résoudriez-vous ? »
Des gains de temps à la clé
La solution ferait gagner de 40 à 70 % sur le temps de recrutement. « Pour un poste d’ingénieur cyber, les candidats passent en amont des tests techniques, mais aussi de capacité cognitive et d’anglais. Le recruteur n’a plus des centaines de CV à étudier. Il se concentre sur le top 10 remonté. »
Des outils à venir pour les candidats
L’employeur reçoit un compte rendu quantitatif – pourcentage de réussite sur les tests techniques – et qualitatif sur la personnalité du candidat. Il peut envoyer un feed-back à ce dernier, qu’il soit retenu ou non. À l’avenir, Maki proposera des liens vers des formations gratuites pour aider le candidat à travailler sur ses axes d’amélioration. La jeune pousse parisienne envisage également de créer un passeport de compétences dans la blockchain. Un candidat pourrait ainsi justifier ces compétences sur ses profils sociaux via un NFT.
LE PITCH
Maxime Legardez (PDG) : « Pour un poste donné, les candidats passent en amont des tests gamifiés de personnalité, de langue, de maîtrise d’outils, etc. Résultat, le recruteur n’a plus des centaines de CV à étudier. Il se concentre sur le top 10 remonté. »
L’ENTREPRISE
CRÉATION : 2021
SIÈGE : Paris
ORIGINE : Idée originale
EFFECTIF : Une trentaine de collaborateurs
FINANCEMENT : 6 M€ (levée de fonds, en novembre 2021)
RÉFÉRENCES : Voodoo, Ledger, Capgemini, Crédit Mutuel, KPMG, Adecco…
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