Le ministre augmente la dotation du Fonds national d’amorçage. Pour soutenir l’économie numérique, il préconise également une plus grande interdisciplinarité dans la formation.

A l’occasion des vœux du Conseil national du numérique, qui ont eu lieu le 1er février à la Gaîté Lyrique, le ministre Eric Besson n’est pas venu les mains vides. Il a annoncé une rallonge de 200 millions d’euros pour les Fonds national d’amorçage (FNA), doté initialement d’une enveloppe de 400 millions d’euros. Géré par la CDC, le FNA est en réalité un « fonds de fonds », qui va alimenter une vingtaine de fonds de capital-risque qui investiront ensuite dans les entreprises.   

Le ministre s’est également autofélicité de son action et de celle de son gouvernement dans le domaine du financement des entreprises. L’inspection générale des finances (IGF) vient de lui remettre un rapport sur l’efficacité des politiques publiques en faveur de l’économie numérique. « Le bilan est très positif. L’intervention publique couvre l’ensemble de la chaîne de financement du numérique, depuis la création d’entreprise et l’amorçage, jusqu’au capital-risque et au capital-développement. Même si des améliorations pourront être apportées, la France fait mieux que la plupart des pays européens », souligne le ministre.

La formation en ligne de mire

Le rapport de l’IGF propose, par ailleurs, d’augmenter le nombre de scientifiques et d’ingénieurs et de multiplier les passerelles entre les formations du numérique et d’autres disciplines comme le marketing, le design ou le management. « Je réunirai ce mois-ci le Commissariat général à l’investissement, la Caisse des dépôts, Oséo, ainsi que le Conseil national du numérique, afin d’étudier les propositions formulées par l’IGF et évaluer leur mise en œuvre », ajoute Eric Besson.