Le cabinet d’audit Grant Thornton publie les résultats de son premier baromètre sur les pratiques des entreprises en matière de lutte contre la fraude et la corruption. Réalisé auprès d’un échantillon de 3 000 personnes selon la méthode du questionnaire à choix multiple, il met en lumière plusieurs phénomènes.

Ainsi, les menaces qui inquiètent majoritairement les entreprises sont, dans l’ordre : la cybercriminalité (69 %), la planification comptable et financière (53 %), les détournements d’actifs (51 %), l’escroquerie (49 %), suivis par les cas de corruption, de blanchiment, de favoritisme (octroi d’un avantage injustifié) et de fraude fiscale. Selon Grant Thornton, une fraude sur deux implique un collaborateur de l’entreprise.

La prévention comme moyen d’action

Quelles barrières érigent les entreprises face à ces menaces ? Selon l’étude, les mesures varient beaucoup d’une société à une autre, même si elles partagent un point commun : près de 60 % d’entre elles ont placé la sécurité dans le top de leurs priorités. Comme moyen de lutte, les entreprises privilégient la transformation de la culture d’entreprise axée sur la reconnaissance et la prise en charge de la fraude. Elles axent également leurs actions sur la prévention, qui se fait au travers de la formation des collaborateurs et, de façon transversale, aux différents métiers.

Grant Thornton note aussi une adoption de solutions de data analytics (en interne ou en externe), via des modèles de plus en plus sophistiqués comme le prédictif, les outils de scoring ou le profilage. Si les entreprises sont majoritairement sensibilisées à la fraude, elles ne sont que 27 % à avoir évalué le montant financier de ce risque, ce qui peut paraître paradoxal.