Le budget – 3 Md$ – est conséquent. Il vise à concrétiser les ambitions d’IBM concernant le développement de nouveaux semi-conducteurs. Cette enveloppe, qui s’étalera sur cinq ans à raison de 600 M$ annuels, pèsera à hauteur de 10 % dans les dépenses en recherche et développement de Big Blue.

Le programme comprend deux chapitres : le premier veut développer des puces à base de silicium gravées en 7 nm, cap à partir duquel les difficultés sur le plan physique commencent à s’accumuler.

Pour John Kelly, vice-président de la recherche chez IBM, « la question de l’introduction de la technologie 7 nm ne se pose pas. Il faut savoir quand, et à quel prix ».

Préparer l’après-silicium

Le second volet de ce plan concerne l’après-silicium. Et il se révèle lui aussi très ambitieux. Si l’américain veut répondre aux problématiques du calcul de masse imposées par le big data et le cloud en abaissant la finesse de gravure des puces, il s’attaque, ici, à d’autres champs d’application comme l’informatique quantique et à ses débouchés dans le domaine cognitif.

Parmi les nouveaux matériaux qui pourraient être utilisés, en sus du silicium, les deux principaux prétendants sont le graphène et les nanotubes de carbone. Pour répondre à leurs besoins énergétiques, Big Blue évoque l’arrivée d’une nouvelle génération de transistors à effet de champ.

L’objectif d’IBM est ainsi clairement établi: ne pas se laisser dépasser dans la définition des architectures processeurs de demain.