Selon une étude Ipsos-Sopra Steria, 75% des Français estiment la transformation numérique des services publics comme étant une priorité nationale. Pour une grande majorité (74 %), celle-ci doit avant tout être pensée pour simplifier leur relation avec l’administration.

En ce qui concerne l’état actuel de la transformation digitale, 59 % des personnes interrogées le jugent comme étant « avancé », alors que 41 % pensent qu’il est en retard. Si le sexe ou l’âge influence peu l’opinion, la situation géographique et le secteur d’activité sont, eux, plus déterminants. Ainsi, les provinciaux – 59 % de ceux jugeant cette transformation « avancée » – ont un regard plus positif que les Parisiens (55 %). Il en va de même pour les salariés du public (65 %), plus enthousiastes que leurs homologues du privé (58 %) et les indépendants (52 %).

L’appréciation varie également selon les domaines administratifs. Le fisc est le plus plébiscité, suivi par la Sécurité sociale (60 %), l’éducation (41 %) et la santé. La police et la justice arrivent dans les dernières positions (30 %).

Les Français prêts à adopter l’administration dématérialisée

En tout, 89 % des Français se disent prêts à adopter l’administration en ligne. Celle-ci peut en effet leur permettre de réduire les déplacements (pour 54 % des interrogés) et les pertes de temps (50 %). Elle est aussi synonyme de baisse des coûts de fonctionnement (25 %) et de plus de transparence (12 %).

Mais si une majorité de Français constate des efforts, beaucoup attendent des progrès de la part de l’administration. Parmi les services attendus, l’État civil est en 1ère place (43 %), devant l’emploi (37 %) et la santé (31 %). L’éducation n’est prioritaire que pour 19 % des Français, derrière la police et la justice (26 %).