À l’occasion du 50ème anniversaire du mainframe, le géant de l’informatique IBM a commandé une étude d’IDC sur l’impact économique des grands systèmes dans l’économie française. Il en ressort que les environnements mainframe supportent toujours 13 % du PIB en France, soit près de 240 Md€ d’activité.

Le secteur financier et bancaire y est particulièrement impliqué (76 %), suivi par le secteur public (23 %) et l’industrie (8 %).
Les grands systèmes sont au cœur du fonctionnement de la plupart des acteurs majeurs de l’économie française. À titre d’exemple, la simple consultation en ligne d’un compte bancaire s’appuie sur des technologies mainframe comme OS/390, Cobol ou MVS.

L’étude IDC dévoile aussi que 65 % des applications critiques des grandes entreprises s’appuient sur le mainframe. Les acteurs économiques interrogés précisent que les dépenses liées à la maintenance de ce type d’infrastructure n’ont représenté que 2,8 % des dépenses informatiques de leurs services en 2013. Ce budget, estimé à 1,5 Md€, est en hausse de 1 % par rapport à 2012 et concerne principalement les logiciels et services (89 %), rapporte le document.

IBM défend ardemment le mainframe

L’étude IDC présente, par ailleurs, le mainframe comme un grand pourvoyeur d’emploi dans l’Hexagone. Le rapport explique ainsi qu’environ 300 prestataires bénéficient de la prédominance des grands systèmes dans l’infrastructure des géants de l’économie française.
Au sein de ces structures et des DSI des entreprises, 30 000 informaticiens, sur le demi-million de professionnels de l’informatique que compte le pays, travailleraient quotidiennement sur ces environnements. IDC rapporte que cette proportion pourrait être même supérieure.
L’étude dévoile que 40 % des entreprises qui ont participé au sondage ont affirmé être en cours de recrutement de professionnels spécialistes du mainframe, ou avoir embauché ce type de personnel au cours de l’année 2013.

La publication de ce rapport intervient alors qu’IBM, commanditaire de l’étude, est dans une position délicate.
Cette « offensive » intervient alors que certains de ses partenaires historiques ont entamé leur migration vers des systèmes ouverts, à l’image des défections qu’IBM a déjà enregistrées ailleurs dans le monde. C’est le cas notamment du PMU qui a justifié sa décision par une nécessité de réduire ses dépenses de fonctionnement.