Les français aiment leur entreprise et se sentent investis dans leur travail. C’est la conclusion du nouveau rapport Atomik Research et Wrike sur l’engagement au travail qui pointe également quelques spécificités bien françaises en la matière…

Une étude Atomik Research commanditée par l’éditeur de solutions collaboratives Wrike trace un portrait en partie inattendu des salariés français. Cherchant à mesurer et analyser leur engagement au sein de leur entreprise, elle révèle notamment que plus d’un français sur trois (soit 35% des employés) affirme être productif et motivé dans son travail entre 75 et 89% du temps. Ils ne sont que 17% à confirmer être motivés et productifs moins de 50% du temps au travail.

Néanmoins 90% des employés français se disent engagés envers leur entreprise. D’ailleurs, 47% des répondants français ont plus de 10 ans d’ancienneté dans leur entreprise.

Les critères d’engagement

Mais qu’est-ce qui motive les français dans cet engagement envers leur employeur ? Les français placent en priorité « l’appréciation du travail et leur rôle dans l’entreprise » (premier critère choisi par 46% des français) et « la bonne entente avec les collaborateurs » (second critère choisi par 41% des français).  Le troisième critère n’est autre que « la reconnaissance du travail effectué par la direction » (pour 22% des salariés interrogés).
Un podium relativement différent des résultats obtenus à l’échelon international par l’étude, puisqu’aux Etats-Unis, en Allemagne, en Australie et au Royaume-Uni, les deux principaux critères d’engagement sont « un travail d’équipe efficace » (40%) et « un bon équilibre entre travail et vie personnelle » (33%).

Les critères de désengagement

L’étude s’attache aussi à identifier les critères de désengagement. Sans surprise, « une rémunération insuffisante » arrive en tête (38% des personnes interrogées) juste devant « la non reconnaissance du travail effectué » (36%) et « le manque de visibilité sur l’évolution future au sein de l’entreprise » (28%).
Là encore ce podium est un peu une spécificité française. A l’échelon international, c’est « la non-reconnaissance du travail effectué » qui l’emporte largement avec 45% des répondants. La « rémunération insuffisante » n’arrive qu’en seconde position (32%) devant la « surcharge de travail » (29%), critère qui ne figure pas dans le top 3 français. Logique, puisque seuls 19% des salariés français se disent « surchargés ».

Enfin, l’étude rappelle une triste réalité nationale : le télétravail ne s’est toujours pas démocratisé auprès de la majorité des employeurs en France. Ainsi, 62% des répondants ne travaillent jamais à distance. Ils ne sont que 13% à bénéficier d’un jour de « télétravail » par semaine. Un comble pour un pays réputé être parmi les plus souvent en grève (notamment dans les transports) et dont les infrastructures internet sont plutôt bien développées.