Selon les résultats d’une étude menée par l’association Pasc@line, les écoles d’ingénieurs ne prennent pas suffisamment en compte l’e-leadership, c’est-à-dire la connaissance des technologies, des métiers, des usages et des marchés liés à la transformation numérique.

Le développement des compétences personnelles (soft skills), par exemple, est peu dispensé (il est enseigné dans 59 % des troncs communs et dans 42 % des options). Il en va de même pour les nouvelles technologies (big data, cloud, sécurité, etc.), largement présentes dans le cadre de projets parallèles (68 %), mais dans seulement 44 % des cursus généraux. Enfin, l’étude révèle que hormis pour les métiers de R&D, la moitié des établissements seulement sensibilise ses étudiants aux impacts du numérique.

Devant ce constat, l’association recommande notamment aux écoles d’ingénieurs d’intégrer davantage de projets et d’activités dans leur tronc commun. Elle préconise également la formation obligatoire à des compétences souvent jugées annexes, mais qui se révèlent bien souvent indispensables, telles l’animation de projets, la communication ainsi que la maîtrise des outils collaboratifs.