Le pôle de compétitivité grenoblois Minalogic a annoncé que ses dispositifs d’accompagnement seraient désormais ouverts à l’ensemble des entreprise du numérique en Rhône-Alpes. Une annonce qui suit celle déjà effectuée par la structure iséroise sur l’extension de ses activités au domaine du logiciel, en fin d’année 2013.

Minalogic offrira désormais toute une série de programmes de soutien aux PME spécialisées dans le logiciel, sur l’ensemble de la région : accompagnement de la démarche export, accès au financement, travail sur les business plan et le marketing, ressources humaines…
Au total, plus de 35 000 emplois proviennent des acteurs du logiciel dans la région Rhône-Alpes, dont la majeure partie gravite autour de l’axe Lyon-Grenoble. Pour Philippe Wieczorek, le directeur du groupe Logiciel de Minalogic, cette ouverture permettra aux structures rhônalpines d’accéder aux « compétences et innovations technologiques mises au point à Grenoble pour compléter l’offre qu’elles ont développée », tandis que les entités grenobloises « seront sensibilisées par leurs homologues et partenaires lyonnais à la culture d’accès au marché ».

Minalogic a par ailleurs annoncé qu’il s’appuierait sur un partenariat signé en novembre 2013 avec le cluster Edit pour maximiser la productivité de ces nouveaux dispositifs. Edit, basé à Lyon, détient un écosystème de 460 entreprises adhérentes issues de la filière « logiciel et service ».

Grenoble, incubateur naturel d’acteurs du numérique
Cette initiative de l’un des acteurs majeurs du secteur en Rhône-Alpes s’inscrit dans une dynamique plus générale qui voit Grenoble tabler assez largement sur le développement de son industrie du numérique.

La ville vient d’être sélectionnée par la Commission européenne comme l’une des trois finalistes des capitales européennes de l’innovation (iCapitale). Elle apparaît également en 17ème position du top 25 mondial des villes du futur, publié par FDI Intelligence.
Ces deux distinctions s’ajoutent au récent hommage du magazine Forbes qui l’avait propulsée au 5ème rang des villes les plus inventives au monde, en juillet 2013.

Forte de sa réputation, Grenoble a d’ailleurs annoncé qu’elle se portait candidate à la labellisation « Métropole French Tech ». Cette initiative nationale, lancée en novembre 2013 par la ministre de l’Innovation et de l’Économie numérique Fleur Pellerin, vise à accélérer la croissance des entreprises du secteur du numérique français, notamment en fédérant l’ensemble des acteurs privés et publics du numérique autour de projets communs au rayonnement international.