La start up MySiencework fournit une plate-forme collaborative avec des fonctionnalités sociales classiques et l’accès à des articles scientifiques mis à disposition par d’autres sites web en Open Access.

« Après mon école d’ingénieurs, j’ai travaillé dans une start up spécialisée dans les nanotechnologies contre le cancer, en effectuant une thèse en parallèle », se souvient Virginie Simon, présidente fondatrice de MySciencework. Elle réalise alors que l’accès aux articles scientifiques est parfois difficile, et s’intéresse au courant Open Access, autrement dit à la mise à disposition gratuite en ligne d’articles de revues universitaires.

L’idée de MySciencework émerge avec pour objectif de favoriser l’échange, la communication et le partage de savoirs scientifiques à tous les niveaux, des étudiants aux chercheurs. « Nous voulions construire un réseau social plus proche des besoins des scientifiques, quelle que soit leur discipline », résume Virginie Simon. Les expressions clés « réseau social », « Open Access » et « multidisciplinarité » définissent le projet (voir la capture d’écran de la page d’accueil de la version bêta ci-dessous).

Résumés gratuits d’articles payants

En plus des fonctionnalités sociales classiques (profil personnel détaillé et prise de contact), la plate-forme donne accès à des articles spécialisés récupérés de bases externes. Ceux-ci sont lisibles dans leur intégralité depuis MySciencework, tout en conservant le lien vers la source d’origine Open Access.

Un moteur de recherche facilite la requête d’articles par thématique, mais aussi de profils de membres et de groupes, ainsi que d’événements passés ou à venir. Les résultats sont étendus si besoin à d’autres domaines que celui de départ. Le moteur repose sur l’indexation par Apache Solr d’annotations sémantiques provenant à la fois de documents full text et de métadonnées bibliographiques issues du moissonnage de dépôts Open Access.

Une vingtaine de bases de données scientifiques libres sont référencées. « Pour les revues payantes, nous extrayons, lorsque c’est possible, les résumés publics des articles payants, explique Virginie Simon. Le moteur associe les informations issues du réseau social à celles issues des articles scientifiques pour suggérer des résultats de requête. »

Prospection, suggestions et interaction

Chaque membre de la plate-forme remplit son profil avec des éléments spécifiques à son parcours scientifique : informations sur sa thèse, ses centres d’intérêt, ses articles publiés et les congrès auxquels il a participé. Ces données aident le système de recommandation à suggérer aux utilisateurs des événements ou d’autres membres. « Parmi les usages de MySciencework, on compte la recherche d’un profil particulier, la mise en avant de son CV ( ou profil) pour chercher un emploi, la prospection d’informations pour réaliser un mémoire, l’interaction au sein d’un groupe de travail spécifique pour réfléchir sur des thématiques, le partage de documents suite à un congrès », explique Virginie Simon, dont vous pouvez voir le profil ci-dessous :

En plus du site internet public, des installations spécifiques pour les universités ou d’autres organismes seront possibles à terme pour bâtir des réseaux sociaux fermés avec un accès à la base d’articles scientifiques de la plate-forme ouverte. Encore en version bêta, une version définitive devrait voir le jour avant l’été.

Virginie SIMON – MyScienceWork – Conference Media Aces mars 2012

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MyScienceWork

Date de création : août 2010.

Domaine : réseau social.

Innovation : utilisation des bases de données Open Access et moteur de recherche intégré à la plate-forme.

Produit : www.mysciencework.com.

Blog : blog.mysciencework.com

Siège : Paris (75).

Effectif : 7 personnes.

Financement : subventions Oséo de 55 k€, prêt bancaire garanti Oséo de 60 k€, et investisseurs privés.

Les fondateurs :

Virginie Simon, présidente.@virsimon

Tristan Davaille, directeur général. @Davaille