Frank Lyonnet, Deputy CTO, RiverbedI

 

Il est bien évident qu’aujourd’hui, l’émergence des offres SaaS fait évoluer la manière des entreprises d’aborder leur stratégie de stockage ainsi que la gestion de leurs applications et de leurs réseaux.

Les systèmes d’information sont désormais hybrides, ce qui signifie que des applications hébergées sur site, dans le cloud et/ou en mode SaaS coexistent dans la plupart des entreprises. Le réseau évolue aussi et devient lui-même hybride, utilisant des connexions MPLS privées et Internet publiques. Parfaitement géré, un système d’information hybride apporte une réponse aux exigences de performance et d’agilité  de l’entreprise, tout en lui assurant une maîtrise de ses coûts de fonctionnement. Cependant, sans les outils appropriés, il peut freiner l’activité de l’entreprise, frustrer les collaborateurs, impacter l’expérience  utilisateur et la productivité.Passons les idées reçues des DSI à la loupe.

MYTHE Nº 1 : L’ENTREPRISE HYBRIDE NE SE CONJUGUE PAS AU PRÉSENT
Si vous utilisez des solutions en mode SaaS, PaaS ou IaaS, votre entreprise est bien en train de devenir une entreprise hybride, dotée d’un système d’information mixte.
Aujourd’hui, l’émergence croissante des systèmes d’information hybrides et par conséquent des entreprises hybrides ne fait plus de doute. D’après Forrester, 52 % des entreprises hébergent plus de 50 % de leurs données hors de leurs centres de données,  et 62 % des employés admettent travailler depuis plusieurs endroits.
Par conséquent, la DSI doit faire face à l’augmentation croissante de la complexité de l’informatique d’aujourd’hui. Elle doit dorénavant repenser la ma-nière dont sont gérés la visibilité et le contrôle afin de s’assurer que la sécurité des données et la performance applicative de l’entreprise ne soient pas compromises.

MYTHE Nº 2 : LA PERFORMANCE DES APPLICATIFS SAAS SE LIMITE À L’ENGAGEMENT DU FOURNISSEUR
Même si les solutions SaaS sont un service, la responsabilité de la performance délivrée aux utilisateurs incombe toutefois à la DSI.
Il est bien sûr difficile d’assurer la disponibilité d’une application quand cette dernière est hébergée sur un centre de données tiers, sur lequel l’équipe informatique n’a aucune visibilité et aucun contrôle.
Les entreprises doivent donc travailler avec le  fournisseur pour s’assurer que les niveaux de sécu-rité requis soient bien respectés et que les enjeux  d’optimisation réseau soient bien maîtrisés, pour une meilleure performance utilisateur.

MYTHE Nº 3 : LES OUTILS EXISTANTS SERONT SUFFISANTS
Les solutions d’optimisation, de visibilité et de contrôle applicatif/réseau développées pour fonctionner dans un environnement traditionnel seront tout simplement inadaptées au sein d’une entreprise hybride. Ces approches n’apportent qu’une couverture partielle des besoins et ne sont pas pertinentes dans le contexte multisite,  public et privé d’un modèle hybride.
Une entreprise dotée d’un système d’information hybride a besoin de disposer d’un système de gestion central lui assurant une visibilité et un contrôle complet de la couche applicative, du réseau, de l’expérience utilisateur, etc. Ce n’est qu’en disposant d’une vision holistique de leur IT que les équipes informatiques pourront achever avec succès leur projet d’entreprise dotée d’un système d’information hybride.

MYTHE Nº 4 : LA BANDE PASSANTE NE COÛTE PLUS RIEN
Quand le coût de la bande passante du WAN  a commencé à chuter, certains pensaient qu’il  finir it même par devenir marginal. Or le temps nous a montré le contraire. Même s’il est vrai que les prix diminuent, la consommation de bande passante des entreprises hybrides augmente au moins au même rythme, si ce n’est plus rapidement. Une entreprise hybride doit se doter d’une architecture réseau adaptée combinant les bénéfices des réseaux MPLS et Internet et permettant de délivrer la performance requise à moindre coût.