Le groupe français Atos, via sa filiale Worldline, aurait en tête d’acquérir Nets, le spécialiste danois du paiement en ligne. Cette opération, semble-t-il prioritaire dans la stratégie de développement de la SSII, offrirait du même coup au leader européen, dirigé par Thierry Breton, une place de choix sur le podium mondial. Cette acquisition est évaluée entre 1 et 2 Md€.

Une somme importante qui ne devrait pas rebuter le groupe français. Ce rachat permettrait à l’entreprise de voir gonfler ses résultats et d’envisager la possible mise en bourse de Worldline sous les meilleurs auspices.
Il faut dire que les 800 M€ de chiffre d’affaires réalisés par Nets conforteraient ainsi le milliard que réalise, pour sa part, Worldline. La filiale, représentant déjà plus de 10 % du chiffre d’affaires global du groupe Atos, en demeurerait ainsi l’activité la plus juteuse.

Cette opération aurait aussi pour conséquence notable de reléguer la concurrence, particulièrement l’américain First Data et le sud-américain Cielo, à quelques longueurs. Ce serait aussi, et peut-être surtout, une sorte de revanche pour Thierry Breton dont le groupe avait échoué en 2010 dans la tentative de reprise de son concurrent WorldPlay.

Cependant Atos n’est pas le seul à viser le rachat de Nets et va devoir croiser le fer avec d’autres acquéreurs potentiels, parmi lesquels la Banque centrale du Danemark, renforcée par des investisseurs locaux. Ou encore le consortium Advent International and Bain Capital, lequel n’est autre que l’actuel propriétaire de… WorldPlay.
Un match sans doute serré mais dont le vainqueur trônera au sommet du marché mondial du paiement électronique.