Le Washington Post révèlait, dans son édition du 3 janvier, une information selon laquelle la NSA travaillerait à la construction d’un ordinateur quantique permettant de déchiffrer les données informatiques cryptées en un temps record. Divulguée par le désormais célèbre Edward Snowden, ex-consultant de l’Agence nationale américaine de sécurité, on apprend que ce travail de recherche fait partie d’un programme secret baptisé « Penetrating Hard Targets » (pénétrer des cibles difficiles), doté d’un budget de 79,7 M$ et comprenant la fabrication de cet ordinateur surpuissant comparé à un ordinateur existant.

Alors que les informations d’un ordinateur traditionnel reposent sur un codage binaire (bits), diffusant une série de 0 ou de 1, un ordinateur quantique fonctionne, quant à lui, aux qubits offrant la possibilité aux bits d’être le 0, le 1 et les deux à la fois. Cette superposition de données representerait un gain de temps phénoménal pour calculer et donc décrypter les codes les plus complexes connus à ce jour.

Cependant, si l’information a eu son effet d’annonce dans les médias, elle n’a toutefois pas bousculé les chercheurs internationaux qui travaillent d’ores et déjà sur la conception d’ordinateurs quantiques. Avant tout parce que le temps de calcul de ces machines est encore loin d’etre optimisé mais aussi parce que les experts en cryptographie travaillent déjà, de leurs côtés, à des systèmes de communication chiffrée encore plus sécurisés rendant dans le futur les éventuelles avancées obsolètes. Alors, beaucoup de bruit pour rien ?