Stéphane Richard est en garde à vue à la brigade financière pour s’expliquer sur l’affaire de « l’arbitrage Tapie ». Son sort à la tête d’Orange est en suspens.

« La question de son maintien ne se pose pas. Stéphane Richard est à la tête de ce groupe, et il a un directeur général délégué, Gervais Pellissier, qui par la loi a les mêmes pouvoirs que lui et peut faire fonctionner l’entreprise en son absence » a indiqué un porte-parole de l’opérateur. « La garde à vue est une mesure usuelle dans une affaire complexe comme celle-ci, et elle n’est pas prévue pour durer au-delà de 48 heures, laps de temps durant lequel M. Richard doit apporter son témoignage sur cette affaire », a ajouté le porte-parole.

Première publication : Lundi 10 juin 2013, 10h33

Le sort de Stéphane Richard à la tête d’Orange est en suspens. Il a été placé en garde à vue en tant qu’ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, lundi 10 juin 2013, dans le cadre de l’enquête sur l’arbitrage contesté ayant mis fin au contentieux entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais en 2008.

Stéphane Richard doit être entendu comme ancien directeur de cabinet de Mme Lagarde sur son rôle à l’époque des faits. Il doit livrer ses explications sur la responsabilité du ministère de l’Economie, voire de l’Elysée, dans la décision en 2007 de recourir à un arbitrage, qui a permis à l’homme d’affaires d’obtenir, en juillet 2008, 403 millions d’euros d’indemnités.

Les enquêteurs cherchent à savoir si l’arbitrage a été entaché d’irrégularités et s’attachent à analyser la chaîne de prises de décision ayant conduit au choix de recourir à un tribunal privé.

Il n’y a eu « ni ordre, ni instruction, ni pression particulière » de l’Elysée pour aller à l’arbitrage, aurait affirmé l’ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde.

Mais, il se serait contredit. Selon le Canard Enchaîné, Stéphane Richard aurait évoqué une « instruction » transmise par Claude Guéant, alors secrétaire général de l’Elysée, lors d’une réunion en 2007 avec lui-même et Jean-François Rocchi.

L’ex-ministre, Christine Lagarde a été placée sous le statut de témoin assisté dans l’enquête la visant, conduite par la Cour de justice de la République.

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