Les SDN, ou Software-Defined Networks, permettent le développement d’infrastructures de communications programmables, capables de s’adapter aux demandes du marché en constante évolution.

L’actuel buzz provoqué par le SDN est en réalité né l’année dernière à l’occasion du Sommet de l’Open Networking : organisé conjointement par l’Université de Stanford et l’Open Networking Foundation (ONF), il proposait une approche novatrice du Software-Defined Networking (SDN) basée sur l’OpenFlow – un protocole standard permettant de centraliser la programmation réseau.

L’OpenFlow peut devenir « l’Android de la mise en réseau »

L’OpenFlow peut devenir « l’Android de la mise en réseau », encourageant le développement d’un marché ouvert qui propose de nouvelles applications SDN capables de répondre aux besoins de la mise en réseaux et de la pression commerciale. Si des clients de services financiers clefs souhaitent une latence moins importante, des applications existeront permettant de faire circuler en priorité les services les plus critiques sur les chemins les plus rapides.

Un opérateur a d’ors et déjà amélioré son débit pour les gros fichiers et réduit sa latence de 40 à 60 % en utilisant le SDN pour s’adapter aux informations sur le comportement du réseau en temps réel et mettre en forme les flux de manière dynamique. Un routage « conscient du type de service » peut rationaliser la distribution d’une vidéo ou de tous autres types de flux assez importants en fonction du profil de l’utilisateur, de l’état de congestion du réseau ou d’autres paramètres.

Le SDN permet une attribution de la bande passante à la fois granulaire et évolutive (en n’utilisant que ce dont le client a besoin) et les opérateurs peuvent multiplexer des liens qui auraient initialement été dédiés à l’usage privé. Les opérateurs peuvent également utiliser le SDN pour programmer les droits d’accès, la sécurité, la QoS ou toute autre politique en même temps que les chemins propres à chaque flux pour pouvoir offrir des services haut de gamme ou une expérience utilisateur optimale, sans pour autant avoir à reconfigurer quoi que ce soit en cour de route.

Un utilisateur pourrait donc passer alternativement d’une session de ‘tchat’ sur son smart phone, au visionnage d’une vidéo puis à l’écoute de musique en streaming sans aucune dégradation du service. Les jeux, les vidéo conférences et tout autre trafic interactif peuvent ainsi être envoyés sur des chemins réseaux conçus pour obtenir une expérience utilisateur optimale tandis que le reste du trafic continu à être routé normalement.

Beaucoup de choses ont été dites sur les défis que rencontrent les fournisseurs de télécommunications et sur la menace qui pèse sur eux d’être relégués au rang de simple produit, de simple fournisseur de tuyaux. En réponse, le SDN offre tout un monde de nouvelles opportunités pour le maintient de la compétitivité et le développement de modèles d’entreprises innovants.

Yannick Morice, directeur du réseau de partenaires pour la France et l’Afrique du Nord d’Extreme Networks

Yannick Morice, directeur du réseau de partenaires pour la France et l’Afrique du Nord d’Extreme Networks