Les tenants du logiciel libre tiennent leur revanche. Alors que le 4 juin les députés avaient refusé de favoriser le recours au logiciel libre à l’école dans le cadre du projet de loi de Refondation de l’Ecole de la République, ils viennent de prendre une position inverse, un mois plus tard. Le vote en dernière lecture par l’Assemblée nationale ce 9 juillet de la loi sur l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR) donne cette fois la priorité au logiciel libre.

Aux anges, Alexandre Zapolsky, PDG de Linagora, salue « la persévérance des députés et des sénateurs ainsi qu’in fine la clairvoyance de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Geneviève Fioraso, qui auront permis que la priorité donnée au logiciel libre, dans le projet de loi ESR, franchisse tous les obstacles. » Différents syndicats professionnels – Afdel, Afinef, Syntec Numérique – avaient exercé des actions de le lobbying pour éviter ce qu’ils qualifient un « régime de favoritisme ».

Linagora appelle à une promulgation rapide de la loi et même à une application anticipée. L’éditeur et prestataire open source demande ainsi au GIP Renater, qui regroupe tous les grands organismes de la recherche publique et de l’enseignement supérieur, « de donner la priorité au logiciel libre et de renoncer à mettre en œuvre la solution de messagerie collaborative propriétaire développée par un éditeur américain qu’il a choisi. »