Lorsque que PTC, connu pour ses logiciels de PLM (Product lifecycle management) et de CAO (Conception assistée par ordinateur), avait annoncé racheter Thingworx le 30 décembre 2013 (moyennant 112 M$ pour une équipe de moins de 100 personnes), certains analystes étaient perplexes. Thingworx édite en effet une plateforme destinée aux développements d’applications pour l’Internet des objets (ou IoT en anglais, pour Internet of Things). La conférence PTC Live qui se tient en ce moment a permis de clarifier la stratégie de l’éditeur, qui met clairement l’IoT au cœur de sa stratégie. « Auparavant, la fabrication d’un produit faisait intervenir la mécanique et l’électronique. Aujourd’hui, les communications et le logiciel en font intégralement partie », constate Jim Heppelman, PDG de PTC. Avec pour corollaire que l’on ne vend plus un produit, mais surtout un service (Product as a service). Et de rappeler que selon les prévisions des analystes, en 2020, 50 milliards d’objets seront connectés (pour 8 milliards d’humains).

L’IoT à marche forcée

Pas étonnant dès lors que les annonces autour de l’événement PTC Live concernent en grande partie l’IoT. Histoire de montrer que PTC se veut désormais un acteur majeur, l’éditeur a rejoint le consortium IIC (Industrial Internet Consortium), fraîchement crée (en mars de cette année) par IBM et Cisco entre autres. Celui-ci a pour vocation de créer des standards en matière d’IoT. En termes de services, PTC propose la plateforme Service Level Management System, à l’intention des fournisseurs de services liés aux objets connectés (par exemple, un opérateur d’énergie proposant des fonctions de monitoring de la consommation).

Six mois après son acquisition par PTC, Thingworx propose la version 5.0 de sa plateforme. Avec pour principale nouveauté de pouvoir facilement démultiplier le nombre d’objets connectés pris en charge et d’être mise en œuvre dans un cloud public, hybride ou privé.

Enfin PTC, adepte de la croissance externe, a fait une nouvelle acquisition dans… l’Internet des objets. En l’occurrence Atego, un éditeur anglais, pour 50 M$ en cash. Atego commercialise des outils pour la conception de logiciels embarqués, notamment pour l’avionique et l’automobile.